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    <title><![CDATA[Lille à Gauche (Culture)]]></title>
    <link>http://www.lilleagauche.org/categorie-10807413.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Culture&quot; du blog &quot;Lille à Gauche&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 18:40:34 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 18:40:34 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.lilleagauche.org</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Evacuation des Roms - Lille 3000 - Europe XXL : pour qui ?]]></title>
        <link>http://www.lilleagauche.org/article-31493230.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Voici &nbsp;une lettre ouverte ecrite par le Syndicat Cgt du Personnel du
    conseil Général, une révolte que nous ne pouvons que partager : comment accepter que l'on honore les Rroms dans les palais de Lille XXL tout en les chassants des parvis des mêmes palais
    ?<br></span></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <center class="MsoNoSpacing">
    <b><span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style=
    "font-size: 10pt;">Lettre ouverte du Syndicat CGT&nbsp; des Personnels du Département du Nord</span></span></span></span><span style=
    "font-size: 11pt; line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><b>&nbsp;à Martine
    AUBRY</b><br>
    <b>Maire de Lille -Présidente de LCMU</b></span></span></span></span></span></b><span style="mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><br>
    <br></span></span></span>
  </center>
  <p class="MsoNoSpacing" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Nous publions sur le blog une lettre ouverte qui n'était pas initialement destinée au blog mais aux
    collègues. Le Directeur Général des Services a estimé que ce courrier n'était pas un document syndical -&nbsp; ce qui est vrai - mais avec ce qu'on a déjà vu passer en interne...et notre envoi
    dans les services a été interdit - donc...<br>
    <br>
    Madame la Maire,<br>
    <br>
    Un journal co-édité par la Voix du Nord, Nord Eclair et la Ville de Lille présente les festivités de Lille 3000 qui cette année auront pour thème l'Europe. L'organisation d'une manifestation et
    son assimilation à une certaine vision de l'Europe nous forcent à réagir.<br>
    Nous avons lu en pages 11 et 31 du programme de présentation ainsi que sur le site Internet, que sous le titre « Europe Festive », vous présentez une animation sur le peuple Rrom.<br>
    Il est plus que choquant et déplacé de présenter la situation du peuple Rrom sous cet aspect festif, alors que plus de 600 Rroms vivent dans des conditions épouvantables, dans le plus total
    dénuement, rejetés dans les faubourgs Lillois et sans bénéficier de l'aide effective de la Ville ni du Département.<br>
    Le 4 mars dernier, les forces de police ont évacué dans la matinée entre 50 et 65 caravanes (selon les sources) du bidonville de la Porte de Valenciennes vers la gare de Lomme. Si la Ville de
    Lille n'est pas l'instigatrice de cette manœuvre, elle n'a pas non plus réagi. Il est vrai qu'attirer l'attention sur le campement aurait terni quelque peu l'image de la manifestation festive et
    montré à un grand nombre de visiteurs le désastre des politiques locales et européenne.<br>
    Il est rare que la C.G.T. ait à s'exprimer sur des thèmes étrangers au champ syndical, cependant, la lecture de cette présentation nous fait sortir de notre réserve et, militants de gauche, nous
    ne pouvons pas taire notre colère devant un tel cynisme.<br>
    Nous vous rappelons qu'à l'occasion du dernier référendum près de 62% des électeurs du Département s'étaient prononcés contre la ratification du Traité Constitutionnel, refusant une certaine idée
    de l'Europe dont vous faites la promotion. Apparemment, ce « non » n'aura pas été assez didactique pour rappeler aux élus du Nord les valeurs de solidarité, de démocratie et de respect des
    peuples.<br>
    Que chacun prenne ses responsabilités, pour notre part, nous vous informons que nous diffuserons la présente lettre ouverte auprès de nos militants et de nos collègues du Département du Nord,
    afin d'alimenter leur réflexion avant de participer aux festivités de Lille 3000 et aux prochaines élections européennes.<br>
    <br>
    Nous vous prions d'agréer, Madame la Maire, nos sincères sentiments syndicaux.<br>
    <br>
    Le Secrétariat Général<br>
    <br>
    Source : <a href="http://cgt59.over-blog.org" target="_blank"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: arial,helvetica,sans-serif;">http://cgt59.over-blog.org</span></span></a><br>
    <br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 16 May 2009 16:28:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lilleagauche.org/article-31493230.html</guid>
                <category>Culture</category>        <comments>http://www.lilleagauche.org/article-31493230-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Diffusion et protection de la création sur Internet (loi HADOPI) : conclusions de la CMP]]></title>
        <link>http://www.lilleagauche.org/article-30144724.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><a href="http://www.groupe-crc.org" target="_blank"><img width="544" src=
    "http://idata.over-blog.com/2/68/63/24//Sans-titre-2.png" height="94" class="CtreTexte"></a><br></span></span>
  </div>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Par Ivan Renar - 09 Avril 2009<br>
    <br>
    Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues,fort de l’exception culturelle et de son système de soutien juridique, fiscal, social, industriel, notre pays est riche d’une
    production musicale et cinématographique d’une qualité et d’une diversité reconnues et souvent enviées à l’étranger.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Il est évidemment essentiel de préserver cette vitalité culturelle et artistique unique au monde, symbole de
    résistance à l’uniformisation et à la standardisation. La culture est la clef de voûte du développement humain. Sa défense est un impératif éthique et humaniste. Je suis persuadé que la
    révolution numérique, loin d’être l’ennemi des artistes, offre potentiellement de nouvelles opportunités de développement de la création et de la démocratisation culturelle. La dématérialisation
    favorise l’accès aux œuvres de l’esprit et rend possible cette utopie de leur partage désintéressé et sans limite.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Cela dit, le financement de la création et la rémunération équitable des artistes et interprètes n’en restent
    pas moins des enjeux déterminants. Les mutations en cours ne sont-elles pas une belle occasion de remettre les artistes au cœur des dispositifs de soutien, d’autant que la plupart d’entre eux
    vivent dans une très grande précarité&nbsp;? Est-il légitime, par exemple, que l’auteur ne perçoive qu’une part très infime, de 2 centimes à 7 centimes, par téléchargement sur les sites
    légaux&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Alors que la crise actuelle du capitalisme remet en cause le profit pour le profit comme la financiarisation
    du monde, alors que les jeunes générations ont de moins en moins le réflexe de l’appropriation, mais davantage celui de l’usage, alors que la plupart de nos concitoyens reconnaissent toute
    l’importance de donner aux artistes les moyens de vivre de leur travail, le moment n’est-il pas venu d’inventer un nouveau modèle économique du droit d’auteur adapté à l’univers numérique et
    propice à la création&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Malheureusement, ce défi est évacué du projet de loi, dont l’intitulé est pourtant de favoriser la diffusion
    et la protection de la création sur Internet.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Hormis la révision de la chronologie des médias pour la sortie des films en DVD, il ne s’attache aucunement à
    impulser de nouvelles mesures visant à améliorer les offres légales sur le Web. Malgré un débat riche au Sénat et à l’Assemblée nationale, comme dans la société civile, et de nombreuses
    propositions innovantes au service des auteurs et de la création, le texte reste essentiellement marqué par une vision par trop répressive, à l’efficacité aléatoire. Et, surtout, il ne répond pas
    à cette question cruciale&nbsp;: comment améliorer la rétribution des créateurs, tout en s’appuyant sur la circulation sans précédent des œuvres de l’esprit qui est nécessaire au développement de
    la société de la connaissance&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Comme la loi DADVSI, la loi dite HADOPI sera-t-elle un coup d’épée dans l’eau&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les fameux verrous numériques instaurés par la loi DADVSI sont peu à peu abandonnés, et les sanctions pénales
    de cette première loi répressive sont tellement disproportionnées qu’elles n’ont pu être appliquées.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La loi dite HADOPI risque de connaître le même sort, car elle ne sera pas en capacité d’inverser
    l’irrépressible courant des réseaux numériques qui ont durablement bouleversé les usages, les économies et les rapports aux œuvres et productions culturelles et artistiques.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Fondé sur les mauvaises analyses des majors, qui souhaitent arrêter le progrès au nom du profit, ce projet de
    loi se présente comme un désastre annoncé. N’est-il pas paradoxal de miser sur l’extension du haut débit comme facteur de croissance et, parallèlement, de suspendre l’accès à Internet qui
    s’affirme comme un nouveau service universel&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Coût exorbitant, non-conformité au droit européen sur les libertés fondamentales, nombreux problèmes
    techniques non résolus, dérive d’une surveillance généralisée incompatible avec notre modèle démocratique... Il est vraiment difficile d’adhérer à un projet de loi dont l’impact économique sur la
    filière culturelle sera marginal&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">De plus, comment ne pas s’opposer à un texte qui bafoue les principes même de la justice la plus
    élémentaire&nbsp;? L’absence de cadre judiciaire, de procédure contradictoire dès les premières étapes de la riposte graduée, le non-respect de la présomption d’innocence et les multiples
    ruptures d’égalité devant la loi sont autant d’atteinte aux droits. Et, comme si cela ne suffisait pas, ce texte porte également atteinte aux libertés individuelles, car la suspension de
    l’abonnement au Net revient à une véritable mise en quarantaine compte tenu de la prégnance de l’électronique aujourd’hui dans tous les actes de la vie.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">De plus, on sait par avance que l’identification des contrevenants sera complexe et fastidieuse et que de
    nombreux internautes pourront être sanctionnés à tort. La riposte graduée est une véritable machine à produire des injustices et du contentieux. C’est d’autant plus grave que les droits de la
    défense sont amoindris.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dans la vie réelle, la loi dite HADOPI ne s’attaquera, de fait, qu’aux plus novices, ceux qui ne savent pas
    masquer leur adresse IP. Les véritables délinquants seront épargnés, car ils connaissent les moyens technologiques d’échapper à la surveillance.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le plus curieux, c’est que les internautes seront sanctionnés non pas pour téléchargement illégal, mais pour
    défaut de sécurisation de leur connexion à internet&nbsp;! La plupart d’entre eux l’ignorent encore. Il y a là un réel manque d’information et de pédagogie.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">De plus, les dispositifs de sécurisation sont complexes et loin d’être infaillibles. Ce sont les internautes
    qui maîtrisent le moins l’outil informatique qui seront pénalisés. Est-ce bien juste&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">De surcroît, rien ne garantit que la riposte graduée conduise nos concitoyens à acheter plus de disques ou de
    musique en ligne.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Qu’ont fait les industriels, ces dernières années, pour améliorer leur offre légale en ligne&nbsp;? Excepté
    l’abandon progressif des Digital Rights Management, les DRM, qu’ils avaient pourtant réclamés à cor et à cri, ils n’ont guère répondu aux attentes du public.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Nos concitoyens se plaignent à juste titre de l’insuffisance des offres légales en ligne. Les catalogues sont
    limités, les inédits ou les documents épuisés sont introuvables et, surtout, les prix sont trop élevés.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Si les majors ont un chiffre d’affaires en berne, elles en sont les premières responsables, car elles n’ont
    pris aucune mesure pour adapter l’offre à la demande, ce qui est pourtant le b. a.-ba de la réussite commerciale. Certes, une offre payante, si modique soit-elle, restera toujours plus chère
    qu’une offre gratuite. Mais il n’est pas juste d’affirmer que les difficultés des industries culturelles sont dues à la seule gratuité du Net.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Comme le dit le manager de l’un des plus grands groupes mondiaux&nbsp;: «&nbsp;La musique gratuite a une
    vraie valeur économique&nbsp;». La valeur de la gratuité est loin d’être égale à zéro, car elle permet de fidéliser le public, de vendre des places de concert, des bonus, etc. Je remarque
    d’ailleurs que le film le plus téléchargé, Bienvenue chez les Ch’tis, est aussi celui qui a battu tous les records d’entrée dans les salles&nbsp;! On ne peut ignorer que les internautes sont
    souvent les plus gros acheteurs et qu’ils ne souhaitent pas léser les artistes qu’ils apprécient.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Même le Président de la République considère que l’entrée payante des musées, par exemple, constituait un
    frein à la fréquentation des jeunes, dont le budget est particulièrement contraint. Il a voulu et instauré la gratuité pour les moins de vingt-cinq ans, et il en attend un gain&nbsp;: que les
    jeunes continuent à fréquenter les musées tout au long de leur vie.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La problématique est la même pour l’instauration d’un abonnement gratuit à un journal de leur choix pour tous
    les jeunes âgés de dix-huit ans. Le but est d’encourager la lecture et donc l’achat de la presse écrite.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">À cet égard, je dois reconnaître que la création d’un statut d’éditeur en ligne est une évolution
    indispensable face aux défis du multimédia et aux attentes des lecteurs. Pour autant, il faudra répondre aux inquiétudes des auteurs photographes et des journalistes sur les conséquences de cette
    nouvelle législation.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les industries culturelles s’obstinent à camper sur le modèle, pourtant obsolète, de la vente à la copie. Il
    est néanmoins possible de développer une offre légale attractive, avec des produits à forte valeur ajoutée que le public aurait à nouveau envie de payer. Cela consisterait à offrir de vrais
    services sur Internet, par exemple un son de bonne qualité, les paroles des chansons, des exclusivités, l’exhaustivité des catalogues et des prix enfin abordables, les coûts de reproduction et de
    distribution étant devenus dérisoires avec la numérisation.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Aujourd’hui, la tendance est au développement des offres d’écoute à la demande - pour ne pas reprendre
    l’anglicisme&nbsp;: «&nbsp;streaming&nbsp;» - gratuites comme à la radio et financées par la publicité, cela en toute légalité, puisque ces services ont signé avec des maisons de disques des
    accords sur le partage des revenus publicitaires avec les ayants droit. Ces nouveaux sites qui permettent la consultation en ligne de musiques ou d’images sans copie de fichier, plébiscités par
    un public de plus en plus large, constituent des solutions de remplacement au téléchargement illégal.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Le passage d’une logique de stockage à une logique de flux s’affirme, y compris pour la vidéo à la demande.
    Ce phénomène se développe avec la généralisation de l’internet mobile à haut débit. Les usages évoluent très vite. Le streaming est en vogue actuellement. Mais quelles seront les pratiques de
    demain et d’après-demain&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Avec ce texte de loi, au lieu d’anticiper, on persiste contre tout bon sens à prendre toujours plus de
    retard. C’est particulièrement préjudiciable à la création et aux artistes. De plus, on passe complètement à côté de la vraie question de fond, à savoir l’adaptation du droit d’auteur et des
    droits voisins à l’ère numérique. Cela est d’autant plus regrettable que, après s’être emparées des «&nbsp;tuyaux&nbsp;», les grandes entreprises s’accaparent maintenant les contenus tout en
    dépossédant de plus en plus les artistes de leurs droits. Elles n’ont de cesse de transformer l’immatériel en actifs financiers rentables.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Si le respect de la propriété intellectuelle est primordial, il est possible d’y parvenir sans opposer les
    artistes à leur public. N’oublions pas que le droit d’auteur a été initialement créé pour protéger l’artiste du marchand et éviter que «&nbsp;l’esprit des affaires ne s’impose aux affaires de
    l’esprit&nbsp;», selon la belle formule de mon ami Jack Ralite.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dans le contexte numérique, l’auteur n’a pas changé, mais, aujourd’hui, le marchand est celui qui fait
    commerce de contenus électroniques, comme les opérateurs de télécommunications et les fournisseurs d’accès à internet. Or tous les amendements visant à ce que ceux-ci contribuent enfin à la
    création artistique dont ils tirent d’énormes bénéfices ont été rejetés&nbsp;! On a préféré les taxer pour compenser la suppression de la publicité sur la télévision publique.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Madame la ministre, vous affirmez vouloir défendre les auteurs&nbsp;; alors pourquoi rejeter toute
    proposition visant à apporter une rémunération nouvelle aux créateurs et des financements précieux pour la production des œuvres&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Même la plateforme publique de téléchargement visant à promouvoir les œuvres absentes de l’offre commerciale,
    dont, en particulier, la création émergente, n’a jamais connu un semblant de début de mise en œuvre, alors que son principe avait été adopté dans le cadre de la loi DADVSI. Il est vraiment
    dommage de refuser de concevoir de nouveaux financements de la création alors même que la musique est partout et qu’elle n’a jamais été aussi écoutée. C’est un atout pour les auteurs et non une
    menace.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La plupart de nos concitoyens, loin de vouloir attenter à la création, manifestent en permanence leur intérêt
    et leur besoin d’imaginaire, d’émotion et de réflexion. Malgré la crise financière, sociale et économique qui les frappe durement, les salles de spectacles et de cinéma, les musées ou les
    festivals ne désemplissent pas, car l’art apporte d’indispensables repères et redonne du sens à ce monde qui marche sur la tête. On constate un véritable attachement à la culture, et aux
    principes d’émancipation, d’ouverture et de liberté qui lui sont attachés.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">C’est pourquoi on ne peut que déplorer que la culture, la connaissance et la recherche, comme les libertés,
    n’aient jamais été, dans les discours, autant disqualifiées et maltraitées par le Gouvernement. Ce texte de loi participe de cette logique puisqu’il oppose les artistes au public, alors que leurs
    intérêts respectifs sont convergents. Le public a besoin des artistes et réciproquement.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">La dématérialisation numérique rend possible de concilier durablement le droit d’auteur et le droit à la
    culture pour tous. Or ce projet de loi renonce à ce nouveau saut de civilisation que le progrès technologique et l’innovation permettent aujourd’hui.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Toutefois, et malgré nos nombreuses réserves, nous prenons acte du fait que le texte de loi est soutenu par
    de nombreux artistes et plusieurs organisations représentatives du monde de la culture. Parce qu’ils respectent cette position, les membres du groupe CRC-SPG confirment leur abstention, une
    abstention toujours combative, avec l’espoir que les artistes s’associent au public et construisent ensemble un système de licence inédit, audacieux, adapté au numérique et plus juste pour tous
    les ayants droit.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Compte tenu du scepticisme quasi général et de l’échec annoncé de la loi HADOPI, il est indispensable, pour
    que vive la création, de penser à de nouveaux financements. Et il y a urgence car, comme le prédisait Antonio Gramsci, «&nbsp;l’ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, [et
    c’est] dans ce clair-obscur [que] surgissent les monstres&nbsp;».<br>
    <br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 11 Apr 2009 22:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.lilleagauche.org/article-30144724.html</guid>
                <category>Culture</category>        <comments>http://www.lilleagauche.org/article-30144724-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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