Économie

Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /2009 09:25
Jeudi 27 août 2009, par Olivier Bonnet

 

Quand les faits démontrent toute l’inanité de la doctrine économique sarkozyste.

Sautant comme des cabris, les sarkozystes se répandent sans cesse clamant sur l’air des lampions qu’il faut "réformer" la France. Pour justifier leurs contre-réformes - puisqu’il s’agit bien de ça en réalité -, ils vouent aux gémonies le modèle français. Trop de fonctionnaires, trop d’assistanat, pas assez d’heures de travail... Ils ont tout faux ! Ainsi, lorsque le mensuel américain International Living, destiné aux expatriés, publie son classement des paysrassemble des éléments sur le coût de la vie, sur les loisirs, la culture, l’économie, l’environnement, etc. Une optique plus pertinente que le seul niveau de fiscalité", comme le résume Alternatives économiques. Conclusion d’International Living : "Passez ne serait-ce que quelques mois ici et vous n’aurez plus jamais la même façon d’apprécier la qualité de la vie". où la vie est la plus agréable, lequel arrive en première position depuis trois ans ? Bingo, la France ! Le magazine se base sur un indice qui "

Passons à présent à un article publié le 20 août dernier par The business insider, découvert via le blog de Gaël et titré Français : le peuple le plus productif du monde. Il reprend une étude réalisée par UBS : "En ramenant le PIB par habitant à l’heure travaillée, la France surclasse largement ses rivaux. Exemple : tandis qu’un Français génère 25,10 $ de PIB en travaillant une heure, un Américain n’en rapporte que 24,60", traduit Les mots ont un sens. Conclusion des auteurs de l’article : "Voici une leçon que le reste du monde devra méditer. La solution n’est pas de travailler plus. Mais de travailler mieux... et moins. Comme les Français savent le faire". Une pierre dans le jardin de Sarkozy et son célèbre "travailler plus pour gagner plus".

Enfin si, comme le répètent sans cesse les membres de la majorité, la France s’en sort plutôt mieux que les autres pays frappés par la crise, ce n’est absolument pas grâce à leur soi-disant "plan de relance massif". La vraie explication est livrée par Alternatives économiques : "Ce modèle français si décrié aurait-il donc finalement quelques vertus insoupçonnées ? Certaines caractéristiques structurelles contribuent à expliquer la relative résilience de l’économie hexagonale. C’est le cas notamment du poids important des mécanismes de redistribution. Ils participent en effet à la stabilisation des emplois et des revenus en ces temps difficiles. Heureusement que Nicolas Sarkozy n’avait pas encore eu le temps de mettre véritablement en oeuvre son programme libéral quand la crise est survenue ! Mais cette résistance tient aussi pour une bonne part à la structure des finances des ménages. Ils épargnent beaucoup et sont plutôt moins endettés qu’ailleurs. Limitant ainsi les effets négatifs pour l’activité économique du puissant mouvement de désendettement à l’oeuvre dans les pays qui avaient suivi à l’excès la voie de l’argent facile tracée par le modèle anglo-saxon. Enfin, cette résistance relative résulte aussi du poids limité de l’activité industrielle et du caractère faiblement exportateur de l’économie française. Il n’y a pas vraiment toutefois de quoi s’en vanter..." Des explications plus détaillées sont fournies par la plume du rédacteur en chef de la revue, Guillaume Duval : "L’ensemble des dépenses publiques devrait représenter 55,6% du PIB français cette année, selon les chiffres de la Commission européenne. Soit le niveau le plus élevé de l’Union à vingt-sept (la moyenne européenne est de 50,1) hormis la Suède, où ces dépenses représentent 56,6% du PIB. L’essentiel de ces dépenses n’est cependant pas consommé par des administrations publiques, mais redistribué aux citoyens par le biais notamment de prestations sociales, qui représentent en France 34,6% du PIB (dont 18,9% sous forme de paiements directs d’allocations diverses). Ces mécanismes concourent puissamment à la stabilisation des revenus des ménages en temps de crise." Voilà donc qu’alors que tous nos politiques de droite, du centre et de la fausse gauche crient haro sur la dépense publique - et souhaitent la baisse des prestations sociales (ouh le vilain assistanat !) -, il apparaît que c’est justement elle qui nous préserve. D’où l’immense hypocrisie du président : "malgré l’image de volontarisme que Nicolas Sarkozy souhaite volontiers donner de son action, la France a pour l’instant été un des grands pays développés qui a le moins mobilisé l’intervention publique pour combattre la crise au-delà de l’effet mécanique des stabilisateurs automatiques préexistants." Abordons à présent la question des fonctionnaires, qui seraient affreusement trop nombreux et dont le chef de l’Etat a entrepris de ne pas remplacer un retraité sur deux : "L’emploi public joue également un rôle de stabilisation important car il ne suit pas les cycles économiques. Avec 13,2% du PIB consacré en 2009 à la rémunération des salariés du secteur public, la France se situe, sur ce terrain, au-dessus d’une moyenne européenne qui est de 11%." La diminution du nombre de fonctionnaires imposée par l’Elysée est donc un facteur aggravant de la crise. Tordons ensuite le cou à l’idée que le plan de relance de la France serait massif : "Par ailleurs, nous avons souligné précédemment le recul – important, mais plus faible qu’ailleurs – de l’investissement en France. Mais ce n’est pas grâce au dynamisme de l’investissement public que les dégâts ont été limités jusqu’ici. Alors que son poids s’est accru de 1,8 point entre 2007 et 2009 dans le PIB des Etats-Unis, de 0,9 point au Royaume-Uni et de 0,5 point en moyenne dans l’Union, il ne devrait progresser que de 0,2 point en France, selon la Commission. (...) Si on cumule les effets des stabilisateurs automatiques et des mesures discrétionnaires prises par les gouvernements des différents pays depuis deux ans, la France est, avec l’équivalent de 3,9 points de PIB injectés dans le circuit économique, un des grands pays où les pouvoirs publics ont le moins soutenu l’activité entre 2007 et 2009. Un peu plus toutefois qu’en Allemagne (3,7 points de PIB) ou qu’en Italie (3 points seulement), mais beaucoup moins qu’aux Etats-Unis (9,4 points) et qu’au Royaume-Uni (8,8 points). Nettement moins également que dans les pays scandinaves, plus proches de la France en termes de niveau des dépenses publiques : en Suède, les pouvoirs publics ont injecté 6,4 points de PIB dans l’économie et quasiment autant au Danemark et en Finlande. Bref, si l’activité recule en France un petit peu moins qu’ailleurs, ce n’est pas vraiment grâce à l’action décidée des pouvoirs publics depuis deux ans, mais plutôt malgré l’ampleur très limitée de celle-ci..."

Droit dans le mur en klaxonnant

Ajoutons enfin, en guise de coup de grâce, les questions liées de l’endettement des ménages et de la bulle immobilière : "Partout dans le monde, aux Etats-Unis bien sûr, mais aussi au Royaume-Uni, en Irlande et en Espagne, c’est l’éclatement de la bulle immobilière qui a déclenché la crise actuelle. Et qui explique aussi largement sa gravité. Contrairement au Japon ou à l’Allemagne, où les prix ont baissé depuis dix ans, la France n’a pas été épargnée, loin de là, par la spéculation immobilière : selon les chiffres de l’OCDE, les prix réels de l’immobilier (une fois l’inflation déduite) ont doublé en France entre 1995 et 2007. L’envolée était certes moins forte qu’en Irlande ou au Royaume-Uni, mais les niveaux espagnols ont presque été atteints et l’immobilier a nettement plus augmenté en France qu’aux Etats-Unis. Cette évolution a posé de graves problèmes à la société hexagonale : impossibilité d’accéder à la propriété pour des couches sociales de plus en plus larges, pouvoir d’achat amputé par les hausses de loyers et des remboursements de crédits, disparition du logement social de fait qui palliait le manque de logements sociaux officiels... Elle n’a toutefois pas débouché sur un surendettement massif des ménages comme cela a été le cas dans les pays les plus touchés par la crise. En 2007, l’endettement des ménages français représentait 99% de leur revenu disponible, selon les chiffres de l’OCDE. C’est certes significativement plus que les 66% de 1996, mais on reste loin des 186% du Royaume-Uni ou des 142% des Etats-Unis. Et malgré l’absence totale de bulle immobilière dans ces pays, les Allemands et les Japonais sont eux aussi plus endettés que les Français..." Or quel était le programme défendu par Sarkozy : une France de propriétaires. Comment acquérir son logement sans s’endetter ? Du reste, pour l’incompétent de l’Elysée, l’endettement est une bonne chose, comme nous le relevions dans un billet de mai 2007 : "L’Etat est trop endetté et les ménages pas assez. D’ailleurs, il faut tordre le coup à cette idée : s’endetter, pour un ménage, ce n’est pas mal, c’est une confiance dans l’avenir", a-t-il déclaré. Voilà ainsi comment, s’il avait réussi à "réformer" aussi loin qu’il le souhaitait, les ménages français se seraient endettés devantage, pour acheter un logement qu’ils n’auraient ensuite plus pu assumer, et les conséquences de la crise seraient encore infiniment plus graves qu’elles ne le sont déjà, avec la diminution de la dépense publique et du nombre de fonctionnaires. Et que dit aujourd’hui l’indécrottable ? Qu’il faut continuer les réformes ! Ou comment, avec Sarkozy, aller tout droit dans le mur en klaxonnant bien fort.

Par Paul - Publié dans : Économie - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 00:20

17 Août 2007 en conférence de presse : « l’économie française repose sur des fondamentaux qui sont solides (…) Je ne conçois pas aujourd’hui de contamination à l’économie mondiale ».

5 novembre 2007 sur Europe 1 : « La crise de l’immobilier et la crise financière de semblent pas avoir d’effet sur l’économie réelle américaine. Il n’y a pas de raison de penser qu’on aura un effet sur l’économie réelle française ».

18 décembre 2007 sur France Inter : « Nous aurons certainement des effets collatéraux, à mon sens mesurés. Il est largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d’une grande crise économique ».

10 février 2008 au G7 au Japon : « nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de L’Europe ».

16 septembre 2008 en conférence de presse : « La crise aura des effets sur l’emploi et le chômage pour l’heure ni avérés ni chiffrables ».

20 septembre 2008 : « Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenés à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous ».

Par Lille à Gauche - Publié dans : Économie - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 19:31

Faire des heures supplémentaires a rapporté en moyenne un gain trimestriel de 90 euros par salarié concerné C'est ce qui ressort d'une étude de l'INSEE publiée jeudi sur les « Salaires dans les entreprises en 2007 ».

Le gouvernement parlait d'un gain de 150 euros par mois.

Par Lille à Gauche - Publié dans : Économie - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 22:44

27%

  

Le« format eco»? 27% plus cher !





Samedi 4 avril, supermarché Cora Flers, à Villeneuve-d'Ascq, rayon « pâtes fraîches ». Sur Ie même niveau, deux paquets de « gnocchis à poêler » de la marque X. D'un coté, un paquet de 300 grammes, à 1,84 euro, soit 6,13 euro Ie kg. De l'autre, son «grand frère» de 500 gr barré d'un très visible bandeau rouge : «Format éco
». Sûrement une bonne affaire ? L'étiquette affiche 3,89 euro, soit... 7,78 euro Ie kg. On savait déjà - grâce notamment aux relevés de « 60 Millions de Consommateurs » (voir Liberté-Hebdo du 3 avril} - que de gros conditionnements peuvent être vendus plus chers que d'autres plus petits. On sait désormais qu'un « format éco» peut être plus onéreux de 27%! La définition même de l'escroquerie. Dans quelle estime la grande distribution tient-elle ses clients pour se payer leur tête à ce point ?

Dans Ie même supermarché quelques semaines plus tôt un employé incitait les clients à profiter d'une promotion au rayon poissonnerie. Visiblement convaincu de son propre discours, il expliquait à quel point son employeur oeuvrait pour notre pouvoir d'achat en ces temps difficiles. A condition de ne pas manger ses gnocchis en paquet de 500 gr...

II est décidément dans la nature même de la grande distribution d'arranger à sa sauce Ie célèbre adage : rien ne se perd, tout se transforme...en or.


In : Liberté Hebdo No 856 du 1er mai

Par Paul - Publié dans : Économie - Communauté : Les blogs citoyens
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Samedi 18 avril 2009 6 18 /04 /2009 08:35

Communiqué 13 mars 2009

A la veille des annonces gouvernementales sur la réforme du crédit à la consommation, l'UFC-Que Choisir rend publique une enquête nationale accablante qui souligne que les distributeurs de crédit favorisent le malendettement des ménages et formule 5 propositions concrètes et indispensables qu'elle mettra sur la table lors de la réunion de concertation lundi matin à Bercy.

En effet, 73 associations locales de l'UFC-Que Choisir ont sollicité les distributeurs de crédit dans leur département pour examiner vers quelle forme de crédit à la consommation ils orientent les consommateurs désirant emprunter 2 500 euros pour remplacer leur électroménager (lave-vaisselle, lave-linge, etc.)*(1). Compte tenu de ce projet, un crédit affecté ou personnel est le plus approprié. Pourtant, sur les 1 118 propositions de crédit obtenues, les résultats de l'enquête sont sans appel :

- 72% des distributeurs sollicités ont orienté le consommateur vers un crédit revolving,

 - 82% des établissements n'ont donné aucune information claire et lisible sur les caractéristiques du prêt (coût total, taux d'intérêt, mensualité, montant de la réserve, etc.),

 - 87% n'ont pas vérifié la solvabilité de l'emprunteur, ni prêté attention au projet du consommateur.

Les principaux pourvoyeurs de revolving sont les établissements de crédit spécialisés. Sur les 9 sollicités sur Internet, tous ont proposé un crédit revolving. Les lieux de vente (grandes surfaces, grands magasins, etc.) ne sont pas en reste dès lors que 63% ont fait de même et que 94% ont fourni de fait une réserve d'argent -donc un crédit revolving- via la carte magasin qui conditionne l'obtention du "3 fois sans frais". Seules les agences bancaires semblent plus vertueuses, puisque 14% « seulement » ont proposé du revolving.

Alors que le crédit revolving est dénoncé comme une source dangereuse d'endettement, que 84% des dossiers de surendettement comprennent un crédit revolving (en moyenne 6 par dossier), cette orientation quasi exclusive des consommateurs vers ce crédit inadapté est inadmissible. Pire encore, comment peut-on accepter l'idée qu'un consommateur en soit équipé malgré lui via les cartes de fidélité des magasins ? La fidélité ne doit pas être le « cheval de Troie » du revolving !

Refusant que cette distribution effrénée de prêts toxiques perdure, l'UFC-Que Choisir propose 5 mesures simples et concrètes : interdiction du démarchage, amélioration de la clarté et de la lisibilité des publicités et des contrats de crédit, obligation pour les conseillers de vérifier la solvabilité de l'emprunteur et son projet avant de lui proposer un crédit adapté, interdiction du crédit revolving sur les lieux de vente, interdiction d'associer une réserve d'argent avec une carte de fidélité ou de paiement.

 D'ores et déjà, dans le cadre de l'appel des personnalités lancé par l'association, 160 parlementaires se sont prononcés pour ces mesures, à commencer par Didier MIGAUD, Président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et Philippe MARINI, Sénateur, Rapporteur Général du Budget.

L'UFC-Que Choisir appelle donc le gouvernement à tirer les conséquences de cette enquête et de l'appel des parlementaires en incluant dans le texte de loi qu'il prépare ces 5 propositions indispensables afin que la distribution du crédit soit enfin responsable.

UFC-Que choisir

*(1) : L'enquête réalisée par des bénévoles s'est déroulée entre le 5 janvier et le 10 février. En moyenne, outre les 9 établissements de crédit spécialisés sollicités par Internet, chacune des 73 associations locales a enquêté auprès de 2 banques et 6 lieux de vente (soit un total de 169 banques et 445 lieux de vente).

Par Paul - Publié dans : Économie - Communauté : les anti-capitalistes
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