Luttes sociales

Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 18:46
Une nouvelle fois, une fermeture de site industriel illustre l’irresponsabilité d’actionnaires qui n’ont d’autres horizons que le court terme et la rentabilité financière de leurs placements. On ne saurait laisser aux «marchés» le soin de décider des politiques industrielles. Une nouvelle fois aussi l’État, au lieu d'anticiper les nécessaires reconversions industrielles, abandonne les collectifs de travail aux intérêts de groupes de pression multiples. Et encore une fois, les travailleurs «jetables» sont la variable d’ajustement de la course à la rentabilité et de la carence des pouvoirs publics. Ils payent l’absence d’une politique énergétique qui permette de maintenir et de développer l'emploi en engageant tout de suite une politique de reconversion vers les énergies renouvelables.

La diminution de consommation des énergies fossiles comme le pétrole est nécessaire, pour des raisons écologiques, et elle est inéluctable car cette source d’énergie n’est pas renouvelable. Une politique vigoureuse pour engager la transition énergétique serait porteuse de nombreuses créations d'emplois qualifiés, comme l’attestent toutes les études sur le sujet. Elle doit être engagée dès maintenant et pour le long terme, si l'on veut que l’urgence écologique se conjugue avec la justice sociale.

Mais une telle politique ne peut être laissée aujourd'hui dans les mains des grandes entreprises ou de l'État. Pour ne pas reproduire le scénario, écrit à l'avance, de la dramatique fermeture de la sidérurgie, il faut que les salariés de Total, en lien avec le mouvement citoyen, puissent peser par leur mobilisation sur l'évolution de leur entreprise. Il faut que les décisions concernant l'avenir des sites pétroliers soient prises démocratiquement, avec les salariés eux-mêmes et les parties prenantes intéressées à l'avenir énergétique de notre pays.

Les salariés de la raffinerie de Dunkerque, en majorité très qualifiés, et le collectif de travail qu’ils constituent ne peuvent être liquidés au nom des appétits, de l’imprévoyance et de l’irresponsabilité des décideurs privés et publics. Le maintien de leur emploi, de leurs qualifications et de leur salaire est un préalable. C’est avec eux que la transformation de la raffinerie doit être décidée et mise en œuvre, avec un engagement de l’État et des collectivités locales qui devraient prendre des mesures permettant la restitution des profits aberrants de Total (7,9 milliards d’euros en 2009) et leur investissement dans des activités socialement et écologiquement responsables. 

Attac France, 
Le 7 mars 2010
Par Lille à Gauche - Publié dans : Luttes sociales
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 21:24


jeudi 18.02.2010, 14:00
Selon Alain Cazier, la France peut financer ses retraites car elle produit plus de richesses aujourd'hui qu'en 1945.

La CGT d'Isbergues est sur les charbons ardents : elle prépare trois rendez-vous. Le premier, c'est l'assemblée générale des retraités, le 26 février.

Il sera question de la réforme des retraites, de la pension de réversion, de la procédure de reconnaissance amiante, mais aussi des permanences sociales tenues par la CGT, feuilles d'impôt et problèmes juridiques. Le deuxième, c'est le congrès de l'Union confédérale des retraités à La Rochelle du 13 au 16 avril. Le troisième concerne la protection sociale attaquée, d'après le syndicat, le gouvernement et le MEDEF.
Alain Cazier a acquis cette conviction : l'obsession de Nicolas Sarkozy est de défaire le programme du Conseil national de résistance (CNR). Cet organe avait dirigé et coordonné les mouvements de la Résistance en 1943. Son programme prévoyait des lois sociales comme la création des comités d'entreprise, des nationalisations (EDF, Renault, SNCF) et la création de la Sécurité sociale et du régime de retraite. Alain Cazier l'a lu : « Ernest-Antoine Seillière, ex-patron du MEDEF, déclarait dans Challenges (4 octobre 2007) qu'il fallait "défaire méthodiquement le programme du CNR", ajoutant : "Le gouvernement s'y emploie." » Alain Cazier et le maire socialiste d'Isbergues, Jacques Napieraj, s'accordent sur ce point : la France peut financer ses retraites et son système social. L'argument mérite qu'on s'y arrête : elle produit plus de richesses aujourd'hui qu'en 1945. Alors que le pays était exsangue, il a été possible de mettre en place tout le système. Pour quelle bonne raison est-ce devenu impossible ? « La vérité, c'est que l'enjeu est politique et qu'il s'agit là d'un choix de société. C'est cela que nous devrons être en capacité d'expliquer aux salariés », croit Alain Cazier.
Le cégétiste rappelle que certaines catégories professionnelles bénéficiaient, bien avant 1945, d'une retraite : les marins en 1673, les militaires en 1831, les fonctionnaires civils en 1853, les mineurs en 1894, les cheminots en 1909. « C'est ce qui explique que les secteurs public et nationalisés aient une concentration de régimes dits spéciaux. Ce qui a été possible pendant plusieurs siècles ne le seraient plus aujourd'hui ? De qui se fiche-t-on  ? » demande-t-il.
Alain Cazier se réfère en outre au rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) qui, en 2001, proposait des choix de financements. Une des options, «  la plus acceptable dans l'intérêt des salariés », n'a pas été soumise au débat : elle proposait 15 points d'augmentation en un peu moins de 40 ans. Cela représentait 0,40 point d'augmentation par an : 0,5 % part patronale et 0,15 % salariale. « C'est quand même mieux que neuf ans de durée de cotisation ou que d'une baise de 25 % du montant des retraites, non ? » demande Alain Cazier. Qui indique que de nombreuses entreprises participent à la mise en place de retraite par capitalisation, par le biais des abondements des plans d'épargne entreprise. « Donc l'argent est là !
 » Dans les quarante années à venir, avec un taux de croissance moyen de 1,7 % par an, la richesse du pays aura doublé. Elle passera de 1 700  milliards d'euros environ à 3 400 milliards d'euros. En 2050, une fois financés les 204 milliards liés à l'augmentation du coût des retraites, il resterait près de 1 500 milliards d'euros. Sur la base de ces données, la CGT va organiser des journées d'études. Elle organise ce mois-ci des journées ouvertes au plus grand nombre et veut mener le débat où c'est possible.
« Des fuites laissent entendre que Nicolas Sarkozy porterait ses mauvais coups pendant les vacances d'été et pendant la Coupe du monde de football », lance Alain Cazier. D'où son appel à se rapprocher de la CGT : « Le combat ne sera pas facile, mais les seuls combats perdus sont ceux qui n'ont pas été menés ! »
S. L.

Union locale CGT, BP 35, 62330 Isbergues. Ass. gén. de retraités CGT le 26 février, à 14 heures, à la Bourse du travail.

L'Echo de la Lys
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Par Hérisson - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 19:23

Appel à participer aux élections régionales

jeudi 11 février 2010

 

http://souklaye.files.wordpress.com/2009/12/cgt.gifLes électeurs français vont être appelés à choisir leurs conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochain dans le contexte d’une crise, dont les activités financières et spéculatives sont responsables, et dont les salariés sont les premières victimes. Sans s’impliquer dans les choix électoraux, la CGT entend intervenir dans les débats liés à ces échéances qui ont des répercussions économiques et sociales importantes pour les salarié(e)s , les retraité(e)s , les demandeurs d’emplois et leur famille.

Depuis maintenant près de 30 ans, les processus de décentralisation notamment en 1982 et 2004 se sont accompagnés de transferts de compétences aux collectivités territoriales, notamment au sein des régions, sans moyen y afférant.

C’est ainsi que désormais les Conseils Régionaux interviennent sur la formation professionnelle, l’apprentissage, la gestion des lycées, les transports régionaux de voyageurs…

Ils construisent les schémas régionaux de développement économique, s’engagent également sur l’enseignement supérieur, la culture, l’environnement…

La CGT a multiplié les initiatives auprès des Conseils Régionaux au cours du mandat qui s’achève pour la mise en place de fonds régionaux pour l’emploi, pour une amélioration significative du dialogue social en territoire, pour une intervention publique au service de la formation, de l’emploi, de l’activité économique, du développement des services publics, de l’aménagement du territoire.

Selon les régions, des dispositions nouvelles répondant en partie à nos revendications furent mises en place par les exécutifs régionaux.

Trois objectifs gouvernementaux se concrétisent actuellement au sein du Parlement et du Sénat avec des incidences extrêmement importantes pour les collectivités territoriales, les salarié(e)s et toute la population.

• La suppression de la taxe professionnelle dès cette année 2010 rencontre l’opposition frontale des collectivités locales et de notre organisation syndicale. Les collectivités territoriales représentent près de 75 % des investissements publics dans notre pays. Elles interviennent dans des domaines essentiels : économie, transports, action sociale, éducation, culture… Avec quels moyens demain continueront-elles à jouer leur rôle ? Dans les faits, les ménages seront mis à contribution en lieu et place des entreprises. En effet ces entreprises ne contribueront plus à la solidarité en territoire. C’est inacceptable.

• La réforme des collectivités territoriales fait l’objet d’un âpre débat. Sous couvert de simplification des structures territoriales. Le Gouvernement procède à une restriction majeure des lieux de démocratie que représentent les communes, départements et régions en voulant les fusionner. Au fond, il s’agit pour l’Etat de décider des choix stratégiques territoriaux et de réduire les capacités d’intervention démocratiques des populations et de leurs organisations.

• La réforme générale des politiques publiques (RGPP) mise en place depuis 2007 se conjuguera selon les annonces du Président de la République et du Gouvernement avec une politique de rigueur visant sous couvert de réduire les déficits publics, à affaiblir l’engagement et l’investissement publics indispensables à la satisfaction des besoins économiques et sociaux.

La politique pour y parvenir, qui résulte de choix pour remodeler de façon profonde la société française, fera l’objet d’un bras de fer majeur entre le gouvernement et notre organisation syndicale.

Le Gouvernement entend accélérer la diminution du nombre de fonctionnaires, la réduction des budgets des services publics, la remise en cause des conquêtes sociales comme la retraite à 60 ans tout en continuant à développer une politique d’exonérations fiscales et sociales ou de crédits d’impôts à destination des entreprises et des contribuables les plus riches.

Pour la CGT, au contraire, s’attaquer aux déficits publics suppose une réforme de la fiscalité, la suppression du bouclier et des niches fiscales, la remise à plat de toutes les exonérations au profit des employeurs et de remettre enfin les richesses créées par le travail au service de l’emploi, du travail et de sa reconnaissance, de la protection sociale et des services publics.

Sur l’ensemble des dossiers économiques et sociaux, la CGT formule des propositions, prend des initiatives pour s’opposer résolument aux projets gouvernementaux et patronaux. La CGT travaille pour que dès le mois de mars, un grand mouvement social unitaire se concrétise.

La crise que subissent les salariés et leur famille, la population dans sa diversité et dont, ils ne sont en rien responsables, nécessite des choix politiques, économiques et sociaux radicalement différents de ceux mis en œuvre au cours des dernières décennies.

La CGT appelle tous les salarié(e)s, retraité(e)s, privé(e)s d’emploi à participer massivement aux scrutins lors des élections régionales.

Montreuil, le 11 février 2010

 

 

 

Par Hérisson - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 17:57
Que ce soit à Wasquehal :100_0693.jpg

Ou à Neuville en Ferrain:


20061230 Pimkie 009

Le Parti de Gauche est aux cotés des salariés Pimkie en lutte !
Par Paul - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /2009 08:52
 


Soutien total aux PIMKIE!

 

Les salariés de Pimkie sont en grève depuis une semaine déjà, avant eux c'était Diramode : groupe Mulliez donc.

 

Les licenciements sont liés à la concentration/délocalisation des activités de ces sites vers l'Allemagne. 190 salariés seront jetés parce qu'il paraît qu'on ne peut les reclasser au sein de la galaxie Mulliez !

 

A savoir aussi que le PSE n'est pas accompagné d'un véritable plan de reclassement-requalification des personnels, que le groupe va décider des salariés à licencier selon ses propres critères (on devine lesquels) sans même tenir compte du fait que certains sont volontaires au départ.

 

Le groupe Mulliez fait montre, là encore d'un mépris inqualifiable envers ses salariés !

 

Le Parti de gauche, dans sa logique de continuité des luttes sociales, soutien sans réserve les salariés de Pimkie !

Une délégation est allé porter ce soutien le 24 décembre à Wasquehal. Nous avons pu constater la détermination de ces salariés, avec eux nous denonçons l'attitude de la direction du groupe qui préfère le capital à l'humain !

Par Paul - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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