Samedi 29 août 2009
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Lors du du Forum du « désenvoutement idéologique » organisé par les camarades de Gauche avenir, Alain Bihr a
présenté son ouvrage « la novlangue néo-libérale » dans lequel il se livre à une déconstruction du discours néo-libéral, ce discours justificateur qui travaille et déforme le langage. Un certain
nombre de mots relativement banals deviennent des mots-valise dont le contraire est « passé en contrebande » (la « liberté » devient esclavage, « l’égalité » est limitée à la seule sphère
politique) ou des mots-écran qui font obstacle à leur propre contraire (la notion de « dette publique » occulte la notion de « créanciers publics » qui s’enrichissent en prêtant de l’argent à
l’Etat au détriment de possibles hausses d’impôts décidées par ce dernier). Cette double rhétorique d’inversion et d’occultation du sens peut dévoiler son essence au travers du recours à la
notion marxienne de fétichisme économique, la marchandise, l’argent, le capital étant autant de rapports sociaux déifiés auxquels les hommes doivent se sacrifier. L’expression de « désenvoutement
» pour qualifier cette rencontre apparaît ainsi particulièrement bien adaptée…
Par Paul
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Publié dans : Petit cours de lexicographie
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