Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /2009 09:07



On ne peut pas, me semble-t-il, ne pas se saisir de cette élection au suffrage universel,  à la proportionnelle (enfin qui s'en rapproche, tout en faisant en sorte de favoriser les « grandes » listes) pour délivrer un message politique clair sur les causes et les responsables de cette crise et de cette construction européenne e  n dehors des peuples, anti-démocratique, anti-sociale...et pour proposer d'autres finalités, d'autres règles, d'autres pouvoirs, associant les citoyens.

Cela dans le prolongement du mouvement social, pour dessiner à partir des luttes, une perspective dont la crédibilité, en retour, le renforcera. Transformer les colères et les aspirations en force de transformation politique : n'est-ce pas l'objectif, pour le 7 juin et pour après.

Faire de cette élection un vote sanction de Sarkozy et de sa politique ultra-libérale sur tous les plans, c'est en même temps condamner l'Europe actuelle qui en est un des instruments et c'est se prononcer positivement pour une tout autre construction européenne qui rompe avec les logiques actuelles et s'attache à promouvoir le progrès social, l'emploi et le pouvoir d'achat, un autre type de développement économique et écologique, les coopérations, les services publics, les libertés individuelles et collectives, les solidarités, la paix, le désarmement...

C'est aussi ne pas céder à d'autres votes qui se veulent critiques envers Sarkozy, comme le PS, le Modem, Europe-Ecologie mais qui ont approuvé le traité de Maastricht et tous les autres, voté OUI au traité constitutionnel rejeté par une majorité de Français en 2005. Aucune de ces formations ne remet en cause le libéralisme, toutes refusent de voir le caractère systémique de cette crise et s'en tiennent à des promesses de « régulation », « d'humanisation » parfaitement illusoires.

Certes on ne changera pas le système capitaliste en claquant dans les doigts ou en se livrant à la surenchère verbale, mais, comme y insistent les économistes communistes, en gagnant les consciences à la nécessité de se donner les moyens de ses objectifs sociaux et environnementaux, ce qui suppose la maîtrise publique de la monnaie et du crédit, entre autre, ainsi que l'élargissement des pouvoirs et des droits des salariés et des usagers, des élus à tous les niveaux dans les choix économiques, dans le fonctionnement des entreprises.

Vous me direz, oui mais le 7 juin on ne se prononce pas pour ou contre un changement de société ? Certes, mais n'est-ce pas ce qu'il faut dire, avec le vote Front de gauche, dès lors qu'on est convaincu que cette Europe libérale ne peut pas -et ne veut pas- résoudre les profondes inégalités qu'elle génère. Sa fonction, c'est de sauver les profits, sauver le Capital, contre le Travail.

Et même si on ne change pas, demain, la majorité au parlement européen, on a le moyen de modifier le rapport des forces en faveur de l'immense majorité des victimes des politiques libérales.

C'est enfin, au plan stratégique, travailler aux convergences et à l'union des forces populaires qui se reconnaissent dans de tels objectifs, sans préalable et sans gommer les divergences, dans le respect des identités, pour être plus efficaces, donner forme et force à tout ce qui nous est commun.

Le Front de gauche porte cette aspiration, cet appel au rassemblement. Il faut que cette expérience se prolonge et s'élargisse jusqu'à devenir une force prépondérante à gauche. Non pas à des fins strictement électorales mais pour renforcer les luttes sociales et leur donner encore plus confiance dans un débouché politique transformateur.

Pas d'unité sans principe, bien sûr, mais tout faire pour que cette unité se réalise, non pas sur le plus petit dénominateur commun, mais sur le plus élevé possible. A tous les acteurs d'en discuter et d'y faire participer le maximum de monde.

Plus que 15 jours pour faire reculer l'abstention (57,24% en 2004 !), le sentiment d'impuissance face à une institution lointaine qui influe très fortement pourtant sur notre vie quotidienne.

Et pour émettre un vote efficace, radicalement transformateur, porteur des luttes sociales et de leurs aspirations.

Source : antiliberal over blog

 

Par Paul - Publié dans : Paysage politique - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés