Créée en 1889, l’Union Interparlementaire (UIP) rassemble des représentants des parlements de tous les pays
du monde. Elle œuvre en vue de la paix et de la coopération entre les peuples. La 120ème Assemblée a eu lieu du 5 au 10 avril 2009 à Addis-Abeba (Ethiopie).
Marc DOLEZ était l’un des quatre représentants de l’Assemblée Nationale. Il est intervenu, au nom de la délégation française, dans le débat sur les « changements climatiques, modèles de
développement durable et énergies renouvelables », pour insister sur les points suivants :
I – La conférence de Copenhague, en décembre 2009, doit pouvoir aboutir à un accord post Kyoto équilibré et efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
II – Les engagements contraignants pris par l’Union Européenne, en décembre 2008, pour 2020 (réduire de 20% les émissions, porter à 20% la part des énergies renouvelables…) sont de nature Ã
ouvrir la voie vers la réduction de 50% des émissions mondiales, jugée aujourd’hui nécessaire à l’horizon 2050.
III – Gouvernements et parlements doivent pouvoir engager des débats ouverts, permettant d’éclairer les opinions, sur les avantages et inconvénients de l’énergie nucléaire par rapport aux autres
sources d’énergie, et notamment aux énergies fossiles, en tenant compte des rejets de gaz à effet de serre mais aussi des autres impacts environnementaux et des impératifs de sécurité.
IV – Il importe de veiller à ce que l’utilisation croissante des biocarburants n’entraîne pas une réduction dangereuse des surfaces consacrée aux cultures vivrières ou ne cause pas de dégâts Ã
l’environnement.
- Le Parti de Gauche veut réduire les émissions domestiques de GES de l’UE d’au moins 30% d’ici 2020, réduire les émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d’ici 2020 et les diviser par 4 ou mieux, par 5, d’ici 2050.
- Le Parti de Gauche veut sortir du nucléaire dont les risques sont inacceptables.
- Le Parti de Gauche est favorable à une agriculture locale, paysanne et vivrière, peu émettrice de GES et respectueuse de l’environnement et veut remettre en cause les politiques européennes de subvention et de soutien aux agrocarburants.