Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /2010 19:23

Appel à participer aux élections régionales

jeudi 11 février 2010

 

http://souklaye.files.wordpress.com/2009/12/cgt.gifLes électeurs français vont être appelés à choisir leurs conseillers régionaux les 14 et 21 mars prochain dans le contexte d’une crise, dont les activités financières et spéculatives sont responsables, et dont les salariés sont les premières victimes. Sans s’impliquer dans les choix électoraux, la CGT entend intervenir dans les débats liés à ces échéances qui ont des répercussions économiques et sociales importantes pour les salarié(e)s , les retraité(e)s , les demandeurs d’emplois et leur famille.

Depuis maintenant près de 30 ans, les processus de décentralisation notamment en 1982 et 2004 se sont accompagnés de transferts de compétences aux collectivités territoriales, notamment au sein des régions, sans moyen y afférant.

C’est ainsi que désormais les Conseils Régionaux interviennent sur la formation professionnelle, l’apprentissage, la gestion des lycées, les transports régionaux de voyageurs…

Ils construisent les schémas régionaux de développement économique, s’engagent également sur l’enseignement supérieur, la culture, l’environnement…

La CGT a multiplié les initiatives auprès des Conseils Régionaux au cours du mandat qui s’achève pour la mise en place de fonds régionaux pour l’emploi, pour une amélioration significative du dialogue social en territoire, pour une intervention publique au service de la formation, de l’emploi, de l’activité économique, du développement des services publics, de l’aménagement du territoire.

Selon les régions, des dispositions nouvelles répondant en partie à nos revendications furent mises en place par les exécutifs régionaux.

Trois objectifs gouvernementaux se concrétisent actuellement au sein du Parlement et du Sénat avec des incidences extrêmement importantes pour les collectivités territoriales, les salarié(e)s et toute la population.

• La suppression de la taxe professionnelle dès cette année 2010 rencontre l’opposition frontale des collectivités locales et de notre organisation syndicale. Les collectivités territoriales représentent près de 75 % des investissements publics dans notre pays. Elles interviennent dans des domaines essentiels : économie, transports, action sociale, éducation, culture… Avec quels moyens demain continueront-elles à jouer leur rôle ? Dans les faits, les ménages seront mis à contribution en lieu et place des entreprises. En effet ces entreprises ne contribueront plus à la solidarité en territoire. C’est inacceptable.

• La réforme des collectivités territoriales fait l’objet d’un âpre débat. Sous couvert de simplification des structures territoriales. Le Gouvernement procède à une restriction majeure des lieux de démocratie que représentent les communes, départements et régions en voulant les fusionner. Au fond, il s’agit pour l’Etat de décider des choix stratégiques territoriaux et de réduire les capacités d’intervention démocratiques des populations et de leurs organisations.

• La réforme générale des politiques publiques (RGPP) mise en place depuis 2007 se conjuguera selon les annonces du Président de la République et du Gouvernement avec une politique de rigueur visant sous couvert de réduire les déficits publics, à affaiblir l’engagement et l’investissement publics indispensables à la satisfaction des besoins économiques et sociaux.

La politique pour y parvenir, qui résulte de choix pour remodeler de façon profonde la société française, fera l’objet d’un bras de fer majeur entre le gouvernement et notre organisation syndicale.

Le Gouvernement entend accélérer la diminution du nombre de fonctionnaires, la réduction des budgets des services publics, la remise en cause des conquêtes sociales comme la retraite à 60 ans tout en continuant à développer une politique d’exonérations fiscales et sociales ou de crédits d’impôts à destination des entreprises et des contribuables les plus riches.

Pour la CGT, au contraire, s’attaquer aux déficits publics suppose une réforme de la fiscalité, la suppression du bouclier et des niches fiscales, la remise à plat de toutes les exonérations au profit des employeurs et de remettre enfin les richesses créées par le travail au service de l’emploi, du travail et de sa reconnaissance, de la protection sociale et des services publics.

Sur l’ensemble des dossiers économiques et sociaux, la CGT formule des propositions, prend des initiatives pour s’opposer résolument aux projets gouvernementaux et patronaux. La CGT travaille pour que dès le mois de mars, un grand mouvement social unitaire se concrétise.

La crise que subissent les salariés et leur famille, la population dans sa diversité et dont, ils ne sont en rien responsables, nécessite des choix politiques, économiques et sociaux radicalement différents de ceux mis en œuvre au cours des dernières décennies.

La CGT appelle tous les salarié(e)s, retraité(e)s, privé(e)s d’emploi à participer massivement aux scrutins lors des élections régionales.

Montreuil, le 11 février 2010

 

 

 

Par Hérisson - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : VUES DE GAUCHE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 14:59

Appel National pour l'École Publique


 
« En campagne pour l'École Publique jusqu'au 19 juin 2010 ! »

  la__cit___affiche.jpg

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • - les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
  • - les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
  • - la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
  • - la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
  • - le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
  • - les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

www.appelpourlecolepublique.fr

Par hérisson - Publié dans : Divers - Communauté : VUES DE GAUCHE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 15:34

Le Mardi 2 février 2010, le Comité Lille Métropole vous invite au lancement du collectif "Front de gauche" pour le secteur de La Madeleine - Mons en Baroeul - Lille fives Saint Maurice

Rendez-vous à 19H30

au

Café "Au rendez-vous du marché"

91 rue Pompidou

59110 La Madeleine

 

Par Hérisson - Publié dans : Front de Gauche - Communauté : Parti de Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 10:47

Le samedi 12 décembre, plus de 100 personnes ont assisté au Forum sur la transition énergétique organisé par le secteur écologie. Paul Aries, directeur du journal Le Sarkophage, Benjamin Dessus, président de Global Chance, Anne Debregeas, syndicaliste SUDénergie à EDF, Florence Leray, journaliste, et Thierry Salomon, président de l’association Négawatt, nous ont apporté leur expérience et approche du sujet, mêlant critique constructive du texte de cadrage préparé en amont, pistes de réflexion à approfondir, témoignages professionnels (et syndical) et ouverture plus large à un autre modèle de société, tant la question énergétique et les questions qu'elle soulève imposent de réfléchir autrement.


Les échanges avec la salle ont confirmé ce mélange d'approches techniques et politiques, voire poétiques (Pablo Neruda et son lecteur nous ont, avec « Ode à l'air », apporté une belle respiration dans cette salle souterraine).


Les interventions ont largement abordé la sobriété, pierre angulaire du scénario "négawatt" que le PG propose de prendre comme base, mais plus largement mot clé pour une autre société.


Quelques idées parmi d'autres : ne pas seulement développer des techniques mais aussi (surtout ?) un aménagement du territoire et des services permettant des économies d'énergie, lancer un grand plan public (à l'image du plan Marshall, mais sans le productivisme) pour la rénovation des logements, (re)mettre largement en avant la question de la gratuité, utiliser des mots « chantiers » (relocalisation, ralentissement, coopération…) pour un changement « qui donne envie » (sobriété gourmande), idée d'une « renaissance » de la société, puisant dans les lumières de son passé tout en construisant dans un nouveau contexte, importance de l'éducation (scolaire et populaire).


Le besoin de service public (de l'énergie, des services, etc.) a aussi été largement mis en avant, ce qui implique une remise en cause de la mainmise du privé et une définition collective de l'intérêt général.


Au final on a pu relever que des angles d'approches différents les uns des autres (technique/sciences humaines, social/écologie…) convergeaient globalement vers un même objectif, le dépassement des logiques de profit, et le même moyen, la planification d'un modèle alternatif cohérent, basé sur des valeurs humanistes.


Les interventions du Forum seront rediffusées sur la Télé de Gauche.


Blaise Clément

Par Lille à Gauche - Publié dans : Écologie - Communauté : Ecologie et Environnement
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /2010 10:45

Régionales : de l’ambition à gauche

L’entrée du Front de Gauche en campagne suscite un réel intérêt chez celles et ceux qui aspirent à clarifier les enjeux à la fois pour la gestion des régions mais plus encore, à moyen et long terme, pour ouvrir une perspective politique à la hauteur de la crise  et des attentes de ceux qui la subissent.

Certains ne songent qu’à créer les conditions d’un rassemblement anti-Sarkozy (TSS, tout sauf Sarkozy) sans remettre en question les fondements du libéralisme considérés comme intangibles, promettant un peu plus de social, d’écologie, de services publics…un changement de style, ça ne mange pas de pain mais surtout, on ne touche pas à la gestion de la finance, des entreprises, des banques à qui on avait concédé tout ce qu’elles voulaient, dans les années 80, pour spéculer à leur guise.

On a vu ce qu’il en est advenu, où elles ont entraîné le monde ? Mais on peut douter qu’à gauche, toutes les formations qui s’en réclament aient tiré les enseignements d’une crise pourtant qualifiée, au début, de systémique, puis certains se sont vite rassurés, se contentant d’un sauvetage des banques, à grands renforts de fonds publics tandis que les revenus du travail et les retraites fondent, que le chômage et la précarité explosent, que les inégalités et la pauvreté s’envolent, que la protection sociale pour tous n’est plus assurée.

De financière à son éclatement, fin 2009, la crise s’est approfondie, a gagné tous les secteurs de la vie économique et s’installe durablement. Il faudrait s’y habituer : c’est comme ça tous les 5 ou 6 ans, la fatalité quoi ? Comme les sacrifices que nous demandent ceux qui l’ont provoquée en laissant libres de toute contrainte les pilotes éclairés de la finance et de l’économie.

Car, il n’y aurait pas de responsables politiques, seulement quelques délinquants de la haute finance qui ternissent l’image du capitalisme ! On serait tous sur le même bateau, il n’y aurait plus qu’à ramer et à faire confiance au capitaine. Nos élites ont été tellement clairvoyantes, n’est-ce pas ?

Elles ont accéléré la mondialisation à la fois pour imposer et sauver leur modèle économique dont il ne faudrait surtout pas contester la légitimité et la supériorité…naturelle. C’est dans l’ordre des choses, un postulat en quelque sorte.

Une dérive monarchique

On a de la chance, paraît-il, « la France s’en sort mieux que ses voisins » nous serine qui vous savez, après nous avoir asséné qu’il allait « récompenser davantage le travail que l’assistanat. C’est en travaillant plus que nous aurons du travail pour tous. » C’était en janvier 2007, il ne pouvait pas savoir notre grand timonier ? Lui, l’omniscient, l’hyperactif, le souverain seul maître à bord, il ne pèse pas lourd dans la galaxie des affaires mais il la sert du mieux qu’il peut. 21% de chômeurs de plus, un million qui ne sont plus indemnisés en 2010 : bonne année !

Pas de doute : il va moraliser tout ça, mettre de l’ordre dans le secret bancaire, l’évasion fiscale, les paradis fiscaux, les rémunérations des hauts dirigeants de banques et d’entreprises, les bonus des traders, à peine écornés et pour combien de temps ?

Il vient d’organiser, le week-end dernier, un second colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme » qui a réuni une belle brochette de chefs d’Etats libéraux et sociaux démocrates, quelques syndicalistes et économistes réputés, pour disserter sur le ravalement de la façade, les fondations, on n’y touche pas.

Le problème c’est que la droite n’est pas seule à nous avoir entraînés sur la voie de la libéralisation de l’économie où les profits n’ont plus de limites, les risques non plus, mais ce ne sont pas les mêmes qui les payent !

Le PS s’est rallié à l’économie de marché, il confirme (Jospin disait refuser la société de marché, difficile exercice) ce qui n’en fait pas un anti-libéral convaincant pas plus que ses expériences au gouvernement marquées d’une volonté de consensus plus que de rupture avec les critères libéraux. Il n’empêche que le ps n’en influence pas moins un électorat qui, majoritairement, se reconnaît dans les valeurs de gauche, de solidarité, d’égalité, de laïcité…qui ont tant de mal à se frayer un chemin.

Le PCF, en influence réduite au sein de ces gouvernements, l’a chèrement payé (il y a bien entendu d’autres causes) et a fait la critique de ces années perçues par toute une partie de l’électorat populaire comme trop d’atteintes à notre modèle social, à nos services, de moins en moins publics, à la justice sociale…les gouvernements s’inscrivant dans une Europe et des institutions mondiales dominées par le capitalisme.

Ce n’est pas la nomination des socialistes Pascal Lamy à la tête de l’OMC et Dominique Strauss-Kahn à la direction du FMI qui peuvent nous convaincre que le monde est en train de changer de base. Pas davantage l’entrée, aux côtés de Sarkozy, des Kouchner, Besson (ex secrétaire national), Bockel, Jouyet, Amara…sans parler des « missionnés » Attali, Rocard, pas vraiment aux avant-postes de la lutte des classes.

Il n’ y a pas de quoi rassurer les victimes de la violence sociale qui s’exerce à travers les délocalisations, le chômage, les bas revenus, l’échec scolaire, le manque de logements sociaux…problèmes encore plus concentrés dans les cités ghettos à l’écart des centres villes.

Franchise et lucidité

Tenir un tel discours serait-il affaiblir son propre camp ? C’est tout le contraire : il vise à redonner à la gauche une autre image que celle qui a conduit tant de ses électeurs à déserter les urnes et ses rangs alors que sa vocation c’est d’être aux côtés des victimes de la politique du capital, de les rassembler dans les luttes et dans les urnes. C’est pour cela que le Front de Gauche s’est constitué, pour relever ce défi et contribuer à ancrer nos régions plus profondément à gauche.

On n’est pas condamné à subir la crise, ni à accompagner sa gestion libérale si l’on est élu mais à la contester en faisant prévaloir d’autres critères plus favorables au travail qu’au capital. A condition d’être convaincus de sa nature…systémique.

Ce sont ces questions qu’il faut clarifier en priorité si l’on veut que la crise, la plus importante du siècle, trouve une issue progressiste à partir des résistances, des aspirations des citoyens eux-mêmes à une vie digne et décente, ce dont les prive la course aux profits, à la spéculation.

Les régions peuvent être des contre-pouvoirs, des pôles d’action beaucoup plus affirmés, à commencer dans leurs domaines de compétences : l’économie, l’aménagement du territoire, la formation, l’environnement…inscrivant leur programme dans une vision de la société pleinement solidaire, citoyenne et écologique, comme le propose le Front de Gauche.

Il est donc sain et démocratique que les électeurs aient le choix au premier tour et puissent exprimer leur soutien aux listes dont ils se sentent le plus proches, pour au second tour, barrer la route à celles dont ils se sentent le plus éloignés et contribuer à renforcer et à gagner des majorités de gauche, rien que de gauche.

Encore faut-il que le débat ait lieu sur les véritables causes et les responsabilités d’une crise qui n’épargne pas les régions.

René Fredon

 

Quelques bonnes lectures :

« La crise de trop ? » Frédéric Lordon

« Transformation et crise du capitalisme mondialisé

 quelle alternative ? » Paul Boccara

« L’idée de justice » Amartya Sen

« Economie et Politique » décembre 09

« L’appel des appels 

 pour une insurrection des consciences »

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/regionales-de-l-ambition-a-gauche-68333
Par Hérisson - Publié dans : Front de Gauche - Communauté : VUES DE GAUCHE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

 

 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés