Front de Gauche

Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /2009 23:18

Le  PCF  et  le  NPA  constatent  les  ravages  provoqués  par  la  crise  globale  du  système  capitaliste,  à  la  fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l'Europe et le Monde.

Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.

La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L'ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd'hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d'emplois dans la fonction publique, réduction massive de l'intervention publique au travers de la loi RGPP… Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l'on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d'autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l'énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu'il est urgent de contribuer aux luttes et à l'union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à  un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l'augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d'abord le refus catégorique du recul de l'âge de la retraite .

Fort de ces convergences sur l'analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s'y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent  d'oeuvrer au rassemblement  le plus large autour d'un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.

Concernant les élections régionales :

L
e NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d'urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l'indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu'au bout, et donc l'ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie.

Le PCF, dans la poursuite et l'élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d'une réflexion sur les contenus d'une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l'influence et l'autorité d'élues et d'élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l'unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l'intérêt général au dessus des intérêts partisans.

Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d'aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.

Paris le 6 juillet 2009.

La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny.

La délégation du NPA était composée d'Olivier Besancenot,  Yann Cochin, Sandra Demarcq, Pierre-François Grond, Yvan Lemaitre ; Myriam Martin et Gérad Nicol.

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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 22:32


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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 22:46
La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 22:06
Eric Coquerel

Des délégations de l'exécutif des Alternatifs et du Parti de Gauche se sont rencontrées vendredi 26 juin au siège des premiers.

La rencontre a permis un échange sur la situation sociale et politique après les Européennes, les deux organisations ayant une approche comparable des résultats et de leurs significations et en conséquence du renforcement prévisible de l'offensive de la droite dans les semaines à venir. Cette analyse ne fait que renforcer ce que réclamaient déjà ensemble, les deux mouvements lors de leur première rencontre en décembre 2008 : la nécessité d'un « front unitaire de toutes les forces politiques de la gauche de transformation sociale et écologique », dans les luttes et dans les urnes.

Dans ce cadre, les deux partis constatant de fortes convergences stratégiques notamment pour les élections régionales à venir, la discussion a pu rentrer dans les détails. Le PG et les Alternatifs abordent ces élections, comme celles qui suivront, avec une approche majoritaire : il est question de modifier le rapport de force à gauche seul moyen à terme de rassembler une majorité sur un programme de transformation qui sera du coup en situation de battre la droite. En conséquences, elles se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national sur des listes autonomes de l'ensemble des forces de la gauche de transformation et de l'écologie radicale. Ces listes seraient porteuses de mesures en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions, donc  autonomes  du PS. Leur ambition affichée est d'être en tête des listes de gauche au soir du premier tour dans le maximum de région et du coup en situation d'appliquer leur programme. Seule l'unité la plus large peut le permettre et les deux mouvements s'accordent pour le favoriser d'ici là.
Au second tour, le Parti de Gauche et les Alternatifs entendent empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions techniques - les Alternatifs parlent de « fusions démocratiques » - des listes de gauche à l'exception de tout accord avec le Modem.
Les Alternatifs rappellent, par contre, que la question des accords politiques de gestion dans
les régions fait débat et que ces éventuels accords devraient reposer à la fois sur un rapport de forces et sur des contenus qui ne peuvent se limiter au refus (acté par tous) d'alliance avec le MODEM. En outre, ils notent que l'approche critique des exécutifs des conseils régionaux de gauche peut varier selon les régions, la politique n'ayant pas été la même dans les 20 régions concernées.
Les Alternatifs ont dit leur accord pour engager des discussions avec les forces réunies dans le Front de Gauche si cela permettait d'accélérer le processus mais que l'intégration au Front de Gauche pour les Régionales ne pouvait être un préalable à ces discussions.
Enfin la délégation du Parti de Gauche a rappelé que sa proposition de construire ensemble le Parti de Gauche, voulu comme un parti creuset, à travers son congrès de fondation fin 2009 pouvait aussi concerner les Alternatifs. Malgré des convergences substantielles, les Alternatifs ne l'envisagent pas mais affirment qu'ils répondront positivement à toute proposition de débats et discussions publiques sur les contenus à l'instar du forum sur la planification écologique organisé par le Parti de Gauche fin 2008.
En conclusion les deux mouvements ont rappelé leur invitation respective à leur rendez-vous de l'été : l'université d'été des Alternatifs où Marc Dolez représentera le PG le 4 juillet, le « Remue-Méninge » du Parti de Gauche le dernier week-end d'août.

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 00:30

Et  si  le  Front de Gauche avait réunit l’ensemble de l’autre gauche jusqu’au NPA ? Les scores, le nombre de sièges pour l’autre gauche et aussi le rapport de forces au sein de la gauche auraient été non seulement renforcés, mais nous serions parvenus à changer le paysage politique.

Dans chacune des circonscriptions si nous avions fait liste commune, nous pouvons estimer que nous serions parvenus :


Nord : 2 élus au lieu de 1
Est : 1 élu au lieu de 0 mais surtout nous aurions privé le FN de leur siège
Ouest : 1 élu au lieu de 0 ce qui aurait privé l’UMP d’un siège
Ile de France : 2 élus au lieu de 1 là encore au détriment de l’UMP
Sud Ouest : 2 élus au lieu de 1 et dans cette circonscription nous aurions pu représenter la 3e force politique…
Sud Est : 2 élus au lieu d’1 et surtout nous aurions privé Le Pen de sa réélection
Centre : 1 élu au lieu de 0 en prenant le 3e siège de l’UMP qui est revenu à Hortefeux… Symboliquement cela n’aurait pas été inutile.
Dom Tom : pas de changement 1 élu


Ensemble nous aurions pu avoir 12 élus au lieu des 5 pour le Front de Gauche et 0 pour le NPA, être en position d’offrir une réelle alternative à la gauche qui pantoufle… Bien sûr toute extrapolation est toujours difficile à faire mais tout de même cela doit nous inciter à poursuivre la politique de la main tendue vis à vis du NPA. Pour reconstruire la gauche en France il faut l’union de l’autre gauche.  Mesurons également que ce rassemblement aurait permis de laminer le FN. D'ailleurs, en Europe, si nous assistons à la montée de l’extrême droite dans un certain nombre de pays, c’est toujours là où il n’existe pas d’alternative crédible de l’autre gauche.

Pascale Le Néouannic

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