Mercredi 8 juillet 2009
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J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports
avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :
1/ l’incompréhension des réalités du monde du travail
Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l’informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie, les Verts
se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes. A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux
qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de
perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d’appels à mobilisations ou de déclarations de soutien mais, concrètement, sont très peu
impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux.
2/ un parti de plus en plus institutionnel
J’ai rejoint les Verts en 1993 pour l’écologie, le féminisme et la politique autrement. C’était un parti bouillonnant, parfois imprévisible mais toujours vivant. Ce n’est plus le cas aujourd’hui
où tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à
l’opportunisme.
La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de
conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie. La démocratie interne s'est réduite à une peau de chagrin et le
fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d’éclaircissements y compris au sein des instances de délibération des Verts
(Conseil national interrégional) restent lettre morte.
3/ l’effacement du clivage droite/gauche
J’ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C’est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et
incapables de comprendre les enjeux du 21ème siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkzy est porteur d'un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d’être de
gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c’est la droite dure et populiste qui occupe l’espace politique, et non le centre ou
l’écologie.
J’ai été élue députée en 2002 sur la base d’une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l’ensemble des forces de gauche au second tour. J’ai été réélue en
2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second).
Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu’aucune force de gauche n’est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale,
écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l’échelle de la planète.
Mes convictions écologistes n’ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l’urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion
environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique
-, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un
parti d’accompagnement.
Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l'écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d'Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par
ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du
rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite.
J’ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l’écologie pour laquelle je me suis battue pendant 16 ans chez les Verts. C'est pourquoi, avec Paul Ariès,
objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d'oeuvrer à l'évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la
préparation de son congrès programmatique de fin d'année.
Face à l’hégémonie de la droite en Europe, c’est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.
Martine Billard - Paris, le 8 juillet 2009
Source : Le blog de Martine
Billard
Par Lille à Gauche
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Mercredi 8 juillet 2009
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16:02
Par : Paul Ariès, objecteur de croissance, directeur du Sarkophage, et Martine Billard, écologiste, députée
de Paris.
Les résultats des élections européennes témoignent de la montée en puissance d’une abstention des jeunes et
des milieux populaires qui reflète à la fois le refus de l’Europe libérale, la crise de la représentation et la défiance politique qui touche l’ensemble des partis.
Dans le même temps, chacun peut constater la demande d’écologie exprimée dans le vote pour Europe Ecologie et le refus des régressions sociales et du libéralisme incarné par les scores du Front
de Gauche et du NPA.
Dans ces deux domaines, l’urgence nous impose des décisions courageuses. Or le système capitaliste productiviste a sombré dans la démesure en consommant l'équivalent de plusieurs planètes! Les
pays les plus pauvres, qui en sont pourtant les moins responsables, sont les premières victimes des catastrophes. Les pays les plus riches doivent donc montrer l’exemple. Faisons comprendre qu'il
n’est pas possible d’avoir courir derrière une croissance infinie dans un monde fini. La décroissance de l’empreinte écologique est une absolue nécessité: il revient au politique d’en dessiner
les contours.
En France, il y a urgence à faire front au sarkoproductivisme. Pour cela les réponses aux crises écologique, sociale et démocratique nécessitent de s’attaquer au mal à la racine en proposant une
rupture franche avec les modes de production et de consommation dominants et de rejeter sans ambiguïté les assauts des démarches marketing d' « écolo-blanchiment » qui, au-delà de l'effet de
mode, participent à l'aggravation de la crise écologique. Le « capitalisme vert » ou la croissance verte, derniers avatars de l’économie de marché, n'offrent pas de solutions à la hauteur
des enjeux du XXIème siècle.
Il n’y aura donc pas d’alternative crédible tant qu’une nouvelle construction politique ne prendra pas en compte les exigences d’une transformation à la fois sociale et
écologiste.
Nous sommes convaincus que le Parti de Gauche peut être l'un des vecteurs de cette convergence. Il doit pour cela tirer les leçons de la nouvelle situation et des limites actuelles de la
gauche.
Pour nous, qui avons le souci de la préservation de la planète chevillé au corps tout autant que le désir d’égalité sociale et la lutte contre la société du mépris, le Parti de Gauche doit
accomplir un geste symbolique à la hauteur des enjeux historiques en montrant qu’il est la force qui rompt avec l’aveuglement du passé. Cela suppose qu'il revendique explicitement l'identité
écologiste, seule façon d’ancrer clairement sa volonté de se positionner tout autant dans les riches traditions de gauche que dans celles de l’écologie politique. L’écologie ne va pas de soi,
elle n’est pas une demi mesure et doit compter à part entière dans l’identité – et donc dans le nom-même – de cette force politique nouvelle. Le Parti de Gauche doit franchir ce pas pour
construire une dynamique collective de convergences qui dépasse de simples ralliements individuels.
Il a décidé de tenir en fin d’année un congrès refondateur et propose pour cela un comité de co-organisation. Nous prenons nos responsabilités en rassemblant des écologistes antilibéraux et des
militants de gauche antiproductivistes pour participer à cette refondation vers un parti de gauche écologiste.
Pour se joindre à cette démarche envoyer un mail à gauche-ecologiste@orange.fr
Source : Le blog de Martine
Billard
Par Lille à Gauche
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Mercredi 8 juillet 2009
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15:44
Source : lemonde.fr
La campagne d'Europe Ecologie et les appels du pied au MoDem ont été la goutte d'eau de trop. La députée de
Paris Martine Billard a décidé de quitter les Verts et de rejoindre le Parti de gauche. Elle devrait l'annoncer, mercredi 8 juillet, lors d'une conférence de presse au côté de Jean-Luc Mélenchon.
Dans une tribune qu'elle signe avec Paul Ariès, économiste et théoricien de la décroissance économique, à paraître le 9 juillet dans Politis, elle explique être désormais convaincue que "le
Parti de gauche peut être un vecteur de la convergence des exigences sociale et écologiste".
Voilà des mois que la députée, animatrice de la gauche des Verts, ne cachait plus sa lassitude. Elle avait tempêté contre le refus de la direction de son parti de signer les communiqués unitaires
des partis de gauche de soutien aux manifestations syndicales du printemps. Puis raillé l'inquiétude soudaine de certains membres de l'exécutif sur l'"absence de la dimension sociale"
dans la campagne européenne d'Europe Ecologie.
Les déclarations de Daniel Cohn-Bendit appelant les "écologistes du MoDem" à rejoindre son mouvement, samedi 4 juillet, l'ont définitivement persuadée que le projet politique proposé -
"le rassemblement des écolos" - n'était plus le sien. Son courant a perdu du terrain depuis le dernier congrès en décembre 2008. Et elle en a marre de "servir d'alibi social".
"Le social n'est qu'un discours, pas une conviction profonde chez les Verts", explique Mme Billard. A ses yeux, il y a désormais deux projets écolos : "Celui du clan Cohn-Bendit est
d'occuper le centre à la place de Bayrou. Moi, je suis écolo et de gauche."
Contactée en février par M. Mélenchon pour prendre la tête de liste du Front de gauche dans le Sud-Est, elle avait décliné son offre, encore sceptique sur la conversion à l'écologie du président
du Parti de gauche. Entretemps, M. Mélenchon a martelé sa volonté d'inclure l'écologie dans son programme en défendant une nouvelle "planification écologique". Désormais, elle le
croit.
Persuadée que le résultat des listes Europe Ecologie va obliger l'ensemble des forces politiques à se remettre en question, Mme Billard participera donc au second congrès de fondation du Parti de
gauche en décembre. Avec Paul Ariès, elle espère pouvoir faire changer le nom du parti de M. Mélenchon en "parti de gauche écologiste". "On veut que l'identité écolo s'affiche. C'est
un pari dans un parti dont ce n'est pas la tradition. Mais c'est le moment car tout bouge à gauche", croient-ils.
C'est en tout cas une belle prise pour le sénateur de l'Essonne qui veut asseoir son parti à la gauche du PS. Il affirme que ces ralliements ne sont pas les premiers. Depuis quelques semaines, le
PG a vu arriver des militants Verts, ou des "ex" qui avaient quitté leur parti lors de la présidentielle, ne se trouvant plus dans l'orientation "recentrée" de leur parti. Des partants
seraient ainsi annoncés en Ile-de-France, Poitou-Charentes, Pays de la Loire et en Picardie. La direction des Verts assure n'être au courant d'aucun départ. "Nous souhaitons garder tout le
monde", assure Jean-Vincent Placé, membre de l'exécutif. Il dit même "faire très attention" à l'aile altermondialiste de son organisation. Et tenir à trouver une place pour Mme
Billard aux "journées d'été du rassemblement" en août. Trop tard.
Sylvia Zappi
Par Lille à Gauche
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Mercredi 8 juillet 2009
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07:57
Source : france-info.com
C’est ce que confirme le sondage mensuel réalisé par BVA pour France Info et les Echos : depuis près de six mois, six Français sur 10 jugent cette politique mauvaise. Ni les idées
récentes du grand emprunt, ou du report de l’âge de la retraite n’arrangent les choses...
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les Français se montrent très sévères à l’encontre de la politique économique du gouvernement. Depuis six mois que l’institut BVA mesure l’état de l’opinion,
pour France Info et Les Echos, le sentiment reste très négatif : six Français sur 10 (les chiffres oscillent depuis six mois entre 58 et 62%)
jugent mauvaise cette politique.
Il faut dire que les récentes propositions du gouvernement ne trouvent pas vraiment de crédit dans l’opinion. L’annonce du grand emprunt ? 55% ne soutiennent
pas l’initiative.
C’est une mauvaise idée pour toutes les catégories politiques - à l’exclusion des sympathisants de l’UMP (76% la soutiennent) - et pour toutes les catégories sociales : 59% de rejet dans les
catégories supérieures, 61% dans les classes populaires.
Le relèvement de l’âge de la retraite ? Les deux tiers des Français sont contre (66%). Le sujet n’a pas fini de faire couler de l’encre. Car, en avril 2008, 51% pensaient qu’il
serait nécessaire de cotiser une année de plus pour garantir le système...
Voilà qui relativise le succès de la majorité, lors des récentes élections européennes, conclut BVA.
D’ailleurs, la motion de censure, déposée par le PS - et discutée aujourd’hui à l’Assemblée nationale - paraît justifiée à une majorité relative
de Français, 46% contre 42%...
Par Paul
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Mardi 7 juillet 2009
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21:26
Entre 1996 et 2006, les 10 %
des salariés les moins bien rémunérés ont gagné 131 euros de plus, les 0,1 % les mieux rémunérés, 5 426 euros.
source : http://www.inegalites.fr/spip.php?article190
Par Paul
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