Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 22:30

Jean-Marie  Bockel  a créé son propre parti  :  la Gauche Moderne. Son congrès fondateur a eu lieu, ironie du sort, le 29 novembre dernier en même temps que le parti de Gauche tenait son premier meeting. Lors de celui-ci, à la tribune, Jean-Marie Bockel a lu un message transmis par l'Elysée, dans lequel le président de la République « souhaite que la Gauche Moderne rassemble tous ces Français de gauche éloignés et las des querelles subalternes et dépassées. »

Dépassées la droite et la gauche ? Alain, le philosophe, a parfaitement résumé cette assertion : « lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et de gauche, hommes de droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche ». Que Nicolas Sarkozy soit de droite n’étonnera personne, par contre Jean-Marie Bockel ignorait visiblement que lui-même l’était. Qu’il soit d’accord avec le chef de l’État devrait lui permettre d’y voir un peu plus clair. S’il a encore un doute, nous prendrons le temps de lui expliquer que les partis de gauche se rassemblent généralement dans la promotion d'idéaux progressistes et de liberté, la critique de l'ordre social et la volonté de réformer celui-ci dans un sens égalitaire et rationnel. Que la gauche est née en France le 28 août 1789, lorsque se sont mis à la gauche du roi ceux qui étaient opposés au véto et donc de fait pour la souveraineté populaire quand lui-même appartient au camp qui a fait passer le Traité de Lisbonne avec le plus grand mépris pour le vote référendaire des français.

Moderne… quel joli mot. En gros, il permet au Medef, au gouvernement et plus généralement à la droite de disqualifier les idées de leurs adversaires de gauche qui, eux, ne sont pas modernes. Les idées de Jean-Marie Bockel sont modernes puisqu’il n’est pas de gauche, sa gauche est moderne puisqu’elle n’est pas de gauche. Social-libéral selon ses propres termes, il se revendique de fait du libéralisme dont le père, Adam Smith est mort en 1790. 1790 c’est 28 ans avant la naissance du pas moderne Karl Marx, 69 ans avant la naissance du pas moderne Jean Jaurès…

Je ne vais pas faire la liste de tous les pas modernes nés bien après le moderne Adam Smith, je vais me contenter des propos du premier cité, dans Travail salarié et Capital, publié pour la première fois en 1849 : « Au fur et à mesure, enfin, que les capitalistes sont contraints (...) d'exploiter à une échelle plus grande les moyens de production gigantesques déjà existants, et, dans ce but, de mettre en action tous les ressorts du crédit, les tremblements de terre industriels (...) deviennent plus nombreux, en un mot, les crises augmentent. Elles deviennent de plus en plus fréquentes et de plus en plus violentes déjà du fait que, au fur et à mesure que la masse des produits et, par conséquent, le besoin de marchés élargis s'accroissent, le marché mondial se rétrécit de plus en plus et qu'il reste de moins en moins de marchés à exploiter, car chaque crise antérieure a soumis au commerce mondial un marché non conquis jusque-là ou exploité de façon encore superficielle par le commerce. Mais le capital ne vit pas seulement du travail. Maître à la fois distingué et barbare, il entraîne dans sa tombe les cadavres de ses esclaves, des hécatombes entières d'ouvriers qui sombrent dans les crises ». Pas moderne ça ?

Marx est tellement moderne que nombre de membres du Medef, d’idéologues de l’ultralibéralisme et autres pseudo-modernes de droite sont en train de le lire pour essayer de comprendre ce qui arrive en ce moment même à leur capitalisme chéri. Les idées de gauche sont tellement modernes qu’elles pensent l’après-capitalisme, par la planification écologique, l’économie sociale et solidaire, la République Sociale quand Jean-Marie Bockel, lui, préfère un système idéologique et économique qui a montré son incapacité à penser le long terme et même a assurer de lui-même sa propre survie.

Jean-Marie Bockel est donc le seul, avec son millier d’adhérents, à ne pas encore avoir compris qu’il n’est ni de gauche ni moderne mais bien de la Droite Archaïque, tout un programme !

Par Stéphane Dalmasso - Publié dans : Paysage politique
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 22:26

Nous  reproduisons  ici  un  entretien paru  sur l'Humanité.fr - 4 mars 2009

Européennes. Christian Picquet, militant du NPA, animateur de l'association
 Unir, qui défend des listes unitaires aux européennes, met en garde son parti contre une attitude étroite au scrutin du 7 juin prochain.

Ancien membre du bureau politique de l’ex-LCR, Christian Picquet a été « éliminé », ainsi que d’autres militants, de la direction du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot. Il est l’un des animateurs de l’association Unir, qui a toujours défendu l’idée d’un large rassemblement de la « gauche de la gauche » afin de rompre l’hégémonie de la social-démocratie au sein de la gauche française. En ce sens, le militant du NPA appelle son parti à accepter la proposition d’entrer au Front de gauche en vue des élections européennes du 7 juin prochain. Une main tendue pour l’instant refusée.

Une majorité des participants au congrès fondateur du NPA, les 6, 7 et 8 février 2009, ont rejeté le texte présenté par la sensibilité se déclarant en faveur des listes unitaires. Mais 16 % des délégués, soit un sur six, l’avaient voté. Dans l’entretien que nous publions, Christian Picquet soutient que rien n’est joué au sein de sa formation Il se dit prêt à prendre ses responsabilités si le NPA persiste à commettre « un faux pas irrémédiable ». Entretien.

 

Pourquoi êtes-vous favorable à l’engagement dans le Front de gauche ?

 

Christian Picquet. L’unité des forces de la gauche de la gauche est indispensable au moment où le capitalisme connaît une crise historique et où nous subissons une offensive sans précédent de la droite sarkozyenne et du patronat pour détruire un siècle de conquêtes sociales et démocratiques. Parallèlement, nous sommes confrontés à une colère sociale qui met la société française au bord de l’explosion, on en voit les prémices en Guadeloupe et en Martinique. Nous sommes enfin devant une crise majeure de la construction libérale de l’Europe au sein de laquelle plus personne ne peut prétendre que l’autorégulation des marchés, la « concurrence non faussée » ou l’indépendance de la Banque centrale peuvent apporter quoi que ce soit aux peuples. Cette situation appelle une réponse politique audible et crédible, à travers laquelle des millions de citoyens pourront à la fois sanctionner la droite autant que les politiques libérales, et exprimer leur aspiration à une autre politique, anticapitaliste. Je constate qu’il n’existe qu’une seule proposition répondant à cette exigence : le Front de gauche. Lui seul peut rassembler, sans exclusive et à égalité, toutes les forces pouvant se retrouver sur un contenu de rupture.

 

Cet engagement est-il aussi celui d’autres militants du NPA ?

 

Christian Picquet. Au-delà de l’association Unir existe une sensibilité de militants du NPA qui se sont prononcés pour l’unité de la gauche de transformation aux élections européennes. Un délégué sur six a opté, lors du congrès fondateur de février, pour l’unité des forces de la gauche de gauche au scrutin européen. Dans cette sensibilité se retrouvent des adhérents appartenant au courant minoritaire Unir de l’ex-LCR comme des militants provenant d’autres traditions qui se sont engagés dans le NPA en prenant au sérieux la promesse d’un renouvellement des pratiques politiques et la volonté d’ouverture. Le NPA étant une formation jeune, au sein de laquelle n’existe pas encore de tendance déclarée, je ne peux parler au nom de tous ceux qui ont voté la proposition favorable à l’unité. Mais, si la majorité de la direction du parti persistait dans une orientation de fermeture, chacun devra en tirer les conséquences et prendre ses responsabilités. Je veux redire ici que le NPA ne doit pas commettre un faux pas irrémédiable consistant à refuser la main tendue par le Parti communiste et le Parti de gauche. L’unité est parfaitement possible aujourd’hui, dans un Front de gauche où chacun, sans renier ses propositions et ses spécificités, pourrait défendre une plate-forme commune de nature à offrir un début de réponse politique à des défis véritablement historiques.

 

Pourquoi, selon vous, le NPA est-il tenté de faire cavalier seul ?

 

Christian Picquet. La sortie du nucléaire et la durabilité du Front de gauche sont les deux points conditionnant officiellement la participation du NPA. Or, en son temps, la LCR n’a jamais demandé à Lutte ouvrière de revenir sur ses positions concernant le nucléaire pour conclure avec elle des alliances électorales. Cet argument me semble donc de pure circonstance. Le second, plus substantiel, consiste à exiger un front durable pour toutes les échéances jusqu’en 2012. Moi aussi je souhaite un front durable, dans les mobilisations comme dans les élections. Mais pour qu’il devienne possible il vaut mieux ne pas louper la première marche. C’est pourquoi cette exigence me paraît relever d’un mauvais prétexte. Je crains, en réalité, que mes camarades ne s’enferment dans une illusion calamiteuse leur laissant croire que l’écho dont dispose actuellement le NPA comme la popularité d’Olivier Besancenot suffisent à faire une alternative politique.

 

Vous estimez que cette stratégie n’infléchira pas le rapport de forces au sein de la gauche ?

 

Christian Picquet. Le Nouveau Parti anticapitaliste a certes triplé ses effectifs par rapport à l’ex-LCR. Mais, avec 9 000 adhérents, nous sommes encore loin d’une formation de masse. Et même si, en juin, le NPA devançait les autres listes de la gauche de gauche, pronostic des plus aléatoires, en quoi cela changerait-il la donne en France ? Nous en resterions à une compétition de nains politiques, à la gauche d’un Parti socialiste irréversiblement enfermé dans son orientation sociale-libérale. Si l’on veut redistribuer fondamentalement les cartes au sein de la gauche, permettre à une politique antilibérale et anticapitaliste d’y devenir majoritaire, par conséquent changer en son sein les termes du débat sur la stratégie, on ne peut passer à côté de la question des alliances avec d’autres traditions, d’autres cultures qui refusent de s’accommoder de la domination destructrice du capital et de se contenter de l’accompagner, comme le fait le PS.

 

Vous dites que rien n’est joué au sein du NPA ?

 

Christian Picquet. Jusqu’au dernier moment, au dépôt officiel des listes, il ne faudra pas renoncer à la possibilité que tout le monde se retrouve dans le front. Tout va dépendre de la dynamique populaire et militante qui se construira autour de la proposition d’un Front de gauche. Plus elle sera forte et pluraliste, plus l’aspiration à l’unité grandira dans le NPA. Je ne désespère pas que mes camarades réalisent alors qu’ils sont en train de se mettre en travers d’une possibilité, qui ne se rééditera pas de sitôt, de relever les défis de la situation, et que cela les amène à « changer de braquet ».

 

Entretien réalisé par Mina Kaci

Par Lille à Gauche - Publié dans : Front de Gauche
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 20:43

Nicolas  Sarkozy  a  déclaré qu'il en avait marre d'être entouré par des nuls. Il  n'a  qu'a  prendre des bons !

Par Stéphane Dalmasso - Publié dans : C'est pas constructif mais ça fait du bien !
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 15:50

72%



des Français déclarent avoir une bonne image des fonctionnaires,





dont ils souhaitent un recrutement en augmentation dans les hôpitaux, la recherche et l’enseignement. C’est ce qu’indique un sondage réalisé pour le quotidien 20 Minutes et pour France Info. Pour 73,2% des personnes interrogées, « on peut être fier de nos fonctionnaires en France ».

Source : Combat Républicain n° 141 - 4 mars 2009

Par Cynorrhodon - Publié dans : Le chiffre
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 00:10

Le Parti de Gauche de la métropole lilloise organise une Réunion publique : 


Vendredi 13 mars à partir de 19h30
Salle Marianne, place de la République, à Villeneuve d'Ascq


 

La campagne des européennes commence bientôt. Nous défendons une Europe démocratique, laïque et sociale, à l'opposée de celle qui se construit actuellement. Venez nombreux participer à cette réunion pour découvrir notre parti et débattre avec nous de nos propositions !


Par Lille à Gauche - Publié dans : Réunions publiques
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