Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 20:47

« Compañera » Marie-Georges Buffet, « Compañero » Jean-Luc Mélenchon, « Compañero » Francis Wurtz, tous les » compañeros y compañeras », amis et amies du Front de gauche de France réunis pour votre meeting de lancement :

Je salue l'unité de la gauche !

Depuis la Présidence de la Bolivie, permettez-mois de vous envoyer un salut très cordial, affectueux et solidaire à l'occasion de votre réunion de ce 8 mars, jour des femmes. Une date très opportune pour promouvoir un projet d'unité de la gauche.

L'Humanité est confrontée au changement climatique et à une crise financière qui nous obligent plus que jamais, nous révolutionnaires du monde, à nous unis pour affronter le capitalisme. C'est pourquoi nous nous réjouissions d'apprendre que vous vous avez formé un Front de Gauche afin d'additionner vos forces contre le capitalisme à l'occasion des prochaines élections européennes. Notre parti, le Mouvement au Socialisme – Instrument pour la Souveraineté des Peuples (MAS-IPSP) a uni les secteurs politiques de gauche et les organisations indiennes, ce qui nous a permis d'accéder au gouvernement. Nous travaillons tous pour changer la mentalité sectaire, et ainsi substituer le capitalisme qui règne en maître.

Nous savons que vous tous vous êtes mobilisés pour les mêmes causes pour lesquelles nous luttons ici, et que vous avez été solidaires de nos luttes. Comme nous, vous luttez contre la directive du retour de immigrés, -appelée la directive de la honte-, qui soumet nos compatriotes aux humiliations, et qui est une honte pour l'Europe ; nous luttons ensemble contre le pillage de nos richesses et contre la privatisation des services publics dans le monde entier. En Bolivie, notre Constitution établit que l'accès à l'eau et aux services publics essentiels est reconnu comme un droit humain.

Vous êtes, comme nous, engagés contre la signature de traités de libre-échange entre l'Union européenne et les pays en développement, qui signifient le prolongement du colonialisme sous de nouvelles formes. Nous sommes engagés en faveur de l'établissement de relations internationales entre les peuples fondées sur la coopération, la solidarité et la complémentarité. Comme nous, vous luttez pour le respect de la ”Tierra Madre” et pour le respect de l'environnement. Afin que les travailleurs des campagnes et des villes de nos pays puissent “VIVRE BIEN”, en harmonie avec tous les êtres humains et avec la nature.

 Voici quelques exemples des causes pour lesquels nous luttons ensemble et pour lesquels nous devons renforcer notre coopération. Nous avons besoin d'une gauche européenne forte, pour le bien de l'Humanité. Nous vous souhaitons une réunion fructueuse, une campagne efficace et d'excellents résultats électoraux le 7 Juin prochain.

Evo Morales Ayma Président de la Bolivie Etat plurinational communautaire

Par Cynorrhodon - Publié dans : Front de Gauche
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 15:12

Lundi, 09 Mars 2009 14:11 Eric COQUEREL

 

La direction nationale du NPA a voté ce dimanche une résolution sur les élections européennes qui indique son refus de rejoindre le Front de gauche. Nous le regrettons et nous répétons notre incompréhension car dans le même temps le formidable succès du meeting de lancement du Front de Gauche au Zénith a confirmé l'espoir que toutes les forces de la gauche de transformation sont en capacité de lever dès lors qu'elles s'unissent. Face à la crise du capitalisme et les périls qu'elle engendre ; face à l'impérieuse nécessité de lui opposer une alternative ; face aux aspirations unitaires que démontrent avec succès les mouvements sociaux, comment en effet comprendre que des forces de gauche manquent à l'appel  dès lors que suffisamment de possibilités sont réunies pour espérer à la fois battre la politique de Nicolas Sarkozy, promouvoir une autre politique en Europe que celle du catastrophique traité de Lisbonne et renverser le rapport de force à gauche en devançant les listes sociales-libérales et écolo-libérales ?

 

Pour expliquer l'impossibilité d'un accord, la résolution du NPA votée ce dimanche indique que le PCF et le PG n'entendent « pas renoncer à un cadre d'alliance avec le PS, notamment pour les régionales...».

Lors de la réunion tripartite (PCF/PG d'une part, NPA d'autre part) du 2 mars nous avons en effet refusé de conditionner l'accord des Européennes par un accord aux Régionales.

En premier lieu parce que les représentants du NPA, au prétexte que leur parti est nouveau, n'ont pu nous dire s'ils pousseraient l'« indépendance vis-à-vis du PS » jusqu'à refuser de se désister au second tour pour les candidats de gauche les mieux placés. Il s'agit pour nous d'un principe car le Parti de Gauche, quelque soit sa position vis-à-vis du PS, n'acceptera jamais de favoriser la victoire de la droite. Nous ne nous trompons pas d'ennemi.

Mais ce désaccord marque manifestement à ce stade une évidente différence stratégique : le Parti de Gauche assume vouloir construire une majorité politique sur un programme de transformation. Si les mobilisations sociales sont et seront toujours nécessaires pour permettre les conditions d'un programme de rupture avec la logique du système capitaliste, seul le suffrage universel peut permettre de légitimer un tel programme et de nous donner les moyens de l'appliquer au gouvernement. Nous ne connaissons pas d'autre méthode. Or indiquer que nous refuserions, quelque soient les conditions, un accord avec le PS, comme nous le demandait le NPA, c'est évidemment annoncer à l'avance que nous renonçons à construire une majorité. Qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas de préparer les compromissions avec le social-libéralisme. Au contraire, nous réaffirmons avec force que nous n'accepterons pas d'alliance sous leur domination. La campagne européenne que nous allons mener le prouve amplement puisque nous affirmons vouloir devancer les listes de gauche qui acceptent le traité de Lisbonne. Or il n'y a pas meilleur moyen de construire à la fois une majorité et renverser l'hégémonie institutionnelle des socio-libéraux à gauche que de les devancer dans les urnes puisque ce serait du coup à eux de se déterminer sur notre projet. Et nous sommes certains que le Front de Gauche est le seul outil qui le permette à moyen terme ! Comment dès lors refuser au moins d'essayer cette stratégie politique inédite vu l'urgence de la situation ? Il s'agit pour nous d'un choix incompréhensible. Le Parti de Gauche a une vision à long terme du Front de Gauche, il est le seul outil qui peut permettre à l'autre gauche de construire un Front populaire majoritaire sur ses bases. Mais pour le rendre possible et convaincre de sa justesse,  il faut d'abord le lancer concrètement et montrer ainsi sa pertinence !

Tout cela aurait été plus aisé avec le NPA dont l'apport aurait été précieux pour lancer une dynamique majoritaire dès ces élections. Mais nous sommes certains que d'autres feront un choix différent et construirons l'espoir avec nous. Déjà ce dimanche une 3ème composante a rejoint le Front de gauche : nous accueillons avec joie les amis de Christian Picquet. Ils indiquent à leurs camarades du NPA la seule voie sérieuse pour répondre aux urgences de l'heure. Que ces derniers sachent cependant que les portes du Front de Gauche leur resteront ouvertes jusqu'au dernier moment. L'arrivée de la « Gauche unitaire » lance aussi une dynamique dans laquelle nous espérons que rentrent rapidement les Alternatifs, le MRC, les écologistes de gauche, des mouvements locaux comme vient de le faire ADS dans le centre...    

Chacune de ces forces est devant un choix historique. Ils peuvent faciliter les retrouvailles du Front de Gauche avec l'élan populaire et citoyen qui s'était illustré au moment de la campagne du non de gauche au traité constitutionnel européen. Le lancement réussi du Zénith indique que c'est à notre portée, comme la victoire qui s'en suivrait.

Source :
lepartidegauche.fr

Par Lille à Gauche - Publié dans : Front de Gauche
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 14:33

Communiqué de presse – 08/03/09

 

La coordination des Alternatifs, réunie les 7 et 8 mars, a réaffirmé la nécessité d'une réponse politique commune de la gauche antilibérale, anticapitaliste et de l'écologie radicale à la crise du système, d'un engagement commun dans les mobilisations, et d'une présence unitaire aux élections européennes.

 

Elle a examiné les propositions faites aux Alternatifs par le Front de Gauche d'une part, le NPA d'autre part, sur le fond politique comme sur l'organisation de la campagne et la composition de listes.

Une consultation des adhérent-e-s des Alternatifs, sur trois positions si l'unité large ne se réalise pas, va être
engagée :

POSITION A En l'absence d'unité large, alliance avec le Front de Gauche

POSITION B En l'absence d'unité large, alliance avec le NPA

POSITION C En l'absence d'unité large, pas de participation des Alternatifs aux élections européennes

Rachel Lafontaine, Jean-Jacques Boislaroussie, pour les Alternatifs.

Par Lille à Gauche - Publié dans : Front de Gauche
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 08:02

4

ans ! 4 ans que le plan vigipirate n'est plus passé sous le niveau Orange. 4 ans que l'on acrédite l'idée qu'un acte terroriste peut subvenir à tout moment...


S'il faut en croire Wikipédia, l'état maintien un risque d'alerte terroriste élevé, mais n'est-ce pas là une excellente façon de maintenir des règles policière stricte
? Depuis sa création il y plus de 18 ans (janvier 1991), Vigipirate n'a été suspendu QUE 55 mois et est toujours en application (Y a qu'à voir en Gare de LIlle : c'est l'armée qui assure la securité!).

Par Cynorrhodon - Publié dans : Le chiffre
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 19:33

Déclaration de
Alain FARADJI, Céline MALAISÉ, Christian PICQUET, Francis SITEL

 

Le 7 juin, des millions d’hommes et de femmes, par-delà leurs préférences partisanes, doivent pouvoir concentrer sur le même bulletin de vote leur rejet de la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d’un patronat réactionnaire, leur soutien à une politique de rupture face à la crise historique du capitalisme, leur aspiration à une autre Europe, sociale, démocratique, écologique, pacifique et ouverte à la coopération entre les peuples.

Malheureusement, le conseil politique national du Nouveau Parti anticapitaliste vient de refuser la proposition d’un Front de gauche réunissant, pour les prochaines élections européennes, l’ensemble des forces de la gauche de gauche.

Nous redoutions cette issue. Nous avons tout fait pour convaincre militants et responsables du NPA de ne pas commettre cette lourde faute politique. Désormais, à nos yeux, les choses sont claires : seul l’élan unitaire à même de se former autour de la proposition d’un Front de gauche est de nature à battre les logiques de division.

En toute responsabilité, cohérents avec notre engagement militant, nous ne pouvons nous incliner devant l’éparpillement délibéré des forces anticapitalistes.

Nous ne pouvons nous résigner au fait que le monde du travail ne dispose, une fois encore, d’aucun choix crédible à gauche, face à un Parti socialiste définitivement enfermé dans une politique de renoncement et dans son approbation du calamiteux traité de Lisbonne.

Nous ne pouvons accepter que la direction du NPA fasse passer ce qu’elle croit être un intérêt de parti avant celui du peuple de gauche et d’un mouvement social en quête d’une réponse à la hauteur de ses résistances et de ses mobilisations. Comment, en effet, ignorer la profondeur des attentes exprimées par les très nombreuses luttes pour l’emploi, les salaires ou les droits, que va de nouveau exprimer la grande journée du 19 mars ?

Nous ne pouvons renoncer à la possibilité de mettre en place un Front de gauche où chacun puisse, sans gommer ses spécificités, défendre une politique alternative à un néolibéralisme dont la faillite planétaire n’est plus à prouver. Un Front qui ait pour ambition de rassembler à égalité des traditions différentes et d’œuvrer à une puissante dynamique populaire à l’image de la campagne référendaire de 2005.

Nous décidons donc de nous engager dans la construction du Front de gauche, pour apporter notre contribution à l’élaboration de ses propositions politiques, pour travailler à son élargissement, pour oeuvrer à une campagne offensive parce que largement pluraliste, pour aider à son enracinement militant sur le terrain.

L’enjeu est décisif : il est de faire exister une gauche de gauche crédible dans ce pays, une alternative pour les luttes et pour les élections.

Nous appelons celles et ceux partageant nos convictions à accomplir la même démarche. Qu’ils soient comme nous militants du NPA, sympathisants de ce dernier, issus d’autres cultures, syndicalistes ou animateurs du mouvement associatif, hommes et femmes en attente d’une gauche radicale, unitaire et transformatrice.

Nous leur proposons de construire avec nous le mouvement « Gauche unitaire », nouvelle composante du Front de gauche, et de se retrouver, pour le fonder officiellement, le 14 mars prochain, à Paris.

Il s’agit de nous doter d’un cadre collectif contribuant, dans l’immédiat, à construire une dynamique de rassemblement autour du Front de gauche et agissant ainsi pour que les anticapitalistes unis deviennent, demain, une véritable force. Et ce, à la manière d’un trait d’union, dans la perspective d’un rassemblement durable seul à même de changer la donne à gauche.

Source : gauche-unitaire.fr

Par Lille à Gauche - Publié dans : Front de Gauche
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