Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /2009 21:53
Communiqué de l'Union Locale Cgt de Tourcoing :

La grève des Pimkie se prolonge sur les piquets de Neuville et Wasquehal, et les grévistes vont passer là cette période de fêtes.

Il va de soi que la première des solidarités est de ne pas les laisser seuls.

Ensuite, on peut amener des idées et aussi des choses plus matérielles.

Le piquet de Neuville a un besoin urgent de palettes ou tout autre combustible de chauffage

La CGT souhaite mettre en place un comité de soutien aux grévistes, en proposant en premier lieu aux conjoints des grévistes d'en faire partie de manière active; nous aimerions que ce comité de soutien soit ouvert, et pourquoi pas qu'une "personnalité" le préside.

Enfin, et avant de vous informer sur les actions que décideront les grévistes, nous lançons un appel à solidarité financière afin de permettre aux grévistes de tenir le coup

ENVOYEZ VOS CHEQUES A L'UNION LOCALE CGT DE TOURCOING, 43 rue de Lille 59200 TOURCOING, en mentionnant au dos "Solidarité avec les grévistes de Pimkie"
Par Paul - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 22:55

Important

 

Les salariés de Pimkie sont en grève depuis 4 jours

 

Vous pouvez les soutenir sur site jours et nuits :

 

Neuville En Ferrain

5 Rue Du Duremont

Zone Industrielle De Neuville En Ferrain

 

Wasquehal

Rue De Ladrie

Zone Industrielle De Wasquehal

 

Les frais financiers et les pertes de salaires commence  à se faire sentir!

Une Salarie est déjà retournée au travail pour cette raison

 

 

Merci D'envoyer Votre Soutien Financier

A L'ul Cgt De Tourcoing,

43 Rue De Lille, 59200 Tourcoing

 

Ils ont besoin de tous pour faire plier  MULLIEZ !

ci dessous le communiqué de l'UL Cgt de Tourcoing posté hier soir lundi 21

ce lundi soir la direction a reçu les DSC de Pimkie, et n'a rien proposé aux grévistes, qui restent déterminés et tiennent leurs piquets de grève avec courage et bonne humeur.

ils n'ont pas l'intention de lâcher

le conflit prend une autre tournure, qui pourrait devenir très médiatique

cela dépend de nous tous, et leur victoire aussi

notre Union Locale, par le présent courriel incite ses syndiqués et toutes les sympathies alentour, à se rendre sur les piquets de grève en nombre demain (ZI de neuville ou ZI de wasquehal)

le matin, il y aura discussion sur les actions à venir, et la CGT a des idées mais il est trop tôt pour avoir des certitudes

quoi qu'il en soit les grévistes auront besoin de soutien syndical, politique et citoyen

Union Locale CGT de Tourcoing

Par Hérisson - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 20:36
http://lepartidegauche.fr/images/stories/misc/nouveau-logo-pg.jpg

Un nouveau logo, non pas par souci d'être à la mode. Vous le savez le PG s'est inscrit dans une démarche d'écologie politique depuis sa naissance.
Mais aujourd'hui, il nous paraît important d'afficher cette ambition écologique parce que sociale et sociale parce qu'écologique.

La République sociale, chère à Jaurès, a toujours été notre crédo. Nous savons aujourd'hui que rien n'est possible si la dimension ecologique n'est pas au coeur de cette démarche.
Par Paul - Publié dans : Écologie - Communauté : Parti de Gauche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 07:29
http://www.humanite.fr/article2756203,2756203

Michel Billout et Marc Dolez demandent que Nicolas Sarkozy reçoive la mère du détenu franco-palestinien et qu’il intervienne, comme il le fait pour les autres ressortissants français.

Deux parlementaires français ont obtenu la permission de rencontrer le prisonnier, dans un bureau, sans ses menottes. Mais les autorités israéliennes ont refusé à sa mère d’assister à l’entrevue.

 

« Le gardien a dit que l’on pouvait rester autant de temps que l’on voulait, en ajoutant, de manière à nous culpabiliser, que sa maman attendait son tour », raconte Michel Billout (sénateur PCF). « Alors, au bout d’une heure et quart, nous lui avons laissé la place », complète Marc Dolez (député Parti de gauche). Le lendemain, soudé, le trio rendait compte de la visite à une délégation de femmes françaises, essentiellement des élues (1), qui se trouvait en Palestine. « Je ne savais pas quelle personne était Salah, qui a l’âge de mon fils. J’ai été impressionné par lui. Il nous a expliqué qu’il était en prison tout simplement parce qu’il défend les droits des Palestiniens », rapporte Michel Billout.

 

Salah Hamouri, Franco-palestinien de vingt-quatre ans, arrêté le 13 mars 2005, ne peut écrire que deux lettres et trois cartes postales par mois. Mais, lui, peut recevoir tout le courrier à son nom. « Les centaines de lettres qu’il reçoit agacent les gardiens et font du bien à l’ensemble des prisonniers », se réjouit le sénateur communiste.

 

Les deux parlementaires informent de leur intention d’amplifier « la chaîne de visite des élus » afin de sortir cet étudiant en sociologie à Bethlehem des geôles israéliennes. Ils entendent faire pression sur Nicolas Sarkozy pour le contraindre à intervenir, comme il le fait pour les autres ressortissants français ailleurs dans le monde. « Il est anormal que le président de la République ne fasse pas le geste nécessaire, au moins en recevant les parents de Salah ! », s’indigne Marc Dolez.

Mina Kaci

Par Paul - Publié dans : Droits humains - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /2009 13:23

Source : Le Monde

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Vous venez de manifester votre désir d'accueillir les cendres d'Albert Camus au Panthéon, ce temple de la République au fronton duquel, chacun le sait, se trouvent inscrites ces paroles : "Aux grands hommes, la patrie reconnaissante". Comment vous donner tort puisque, de fait, Camus fut un grand homme dans sa vie et dans son oeuvre et qu'une reconnaissance venue de la patrie honorerait la mémoire de ce boursier de l'éducation nationale susceptible de devenir modèle dans un monde désormais sans modèles.

De fait, pendant sa trop courte vie, il a traversé l'histoire sans jamais commettre d'erreurs : il n'a jamais, bien sûr, commis celle d'une proximité intellectuelle avec Vichy. Mieux : désireux de s'engager pour combattre l'occupant, mais refusé deux fois pour raisons de santé, il s'est tout de même illustré dans la Résistance, ce qui ne fut pas le cas de tous ses compagnons philosophes. De même, il ne fut pas non plus de ceux qui critiquaient la liberté à l'Ouest pour l'estimer totale à l'Est : il ne se commit jamais avec les régimes soviétiques ou avec le maoïsme.

Camus fut l'opposant de toutes les terreurs, de toutes les peines de mort, de tous les assassinats politiques, de tous les totalitarismes, et ne fit pas exception pour justifier les guillotines, les meurtres, ou les camps qui auraient servi ses idées. Pour cela, il fut bien un grand homme quand tant d'autres se révélèrent si petits.

Mais, Monsieur le Président, comment justifierez-vous alors votre passion pour cet homme qui, le jour du discours de Suède, a tenu à le dédier à Louis Germain, l'instituteur qui lui permit de sortir de la pauvreté et de la misère de son milieu d'origine en devenant, par la culture, les livres, l'école, le savoir, celui que l'Académie suédoise honorait ce jour du prix Nobel ? Car, je vous le rappelle, vous avez dit le 20 décembre 2007, au palais du Latran : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé." Dès lors, c'est à La Princesse de Clèves que Camus doit d'être devenu Camus, et non à la Bible.

De même, comment justifierez-vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez la nation, que vous puissiez ostensiblement afficher tous les signes de l'américanophilie la plus ostensible ? Une fois votre tee-shirt de jogger affirmait que vous aimiez la police de New York, une autre fois, torse nu dans la baie d'une station balnéaire présentée comme très prisée par les milliardaires américains, vous preniez vos premières vacances de président aux Etats-Unis sous les objectifs des journalistes, ou d'autres fois encore, notamment celles au cours desquelles vous avez fait savoir à George Bush combien vous aimiez son Amérique.

Savez-vous qu'Albert Camus, souvent présenté par des hémiplégiques seulement comme un antimarxiste, était aussi, et c'est ce qui donnait son sens à tout son engagement, un antiaméricain forcené, non pas qu'il n'ait pas aimé le peuple américain, mais il a souvent dit sa détestation du capitalisme dans sa forme libérale, du triomphe de l'argent roi, de la religion consumériste, du marché faisant la loi partout, de l'impérialisme libéral imposé à la planète qui caractérise presque toujours les gouvernements américains. Est-ce le Camus que vous aimez ? Ou celui qui, dans Actuelles, demande "une vraie démocratie populaire et ouvrière", la "destruction impitoyable des trusts", le "bonheur des plus humbles d'entre nous" (Œuvres complètes d'Albert Camus, Gallimard, "La Pléiade", tome II, p. 517) ?

Et puis, Monsieur le Président, comment expliquerez-vous que vous puissiez déclarer souriant devant les caméras de télévision en juillet 2008 que, "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit", et, en même temps, vouloir honorer un penseur qui n'a cessé de célébrer le pouvoir syndical, la force du génie colérique ouvrier, la puissance de la revendication populaire ? Car, dans L'Homme révolté, dans lequel on a privilégié la critique du totalitarisme et du marxisme-léninisme en oubliant la partie positive - une perversion sartrienne bien ancrée dans l'inconscient collectif français... -, il y avait aussi un éloge des pensées anarchistes françaises, italiennes, espagnoles, une célébration de la Commune, et, surtout, un vibrant plaidoyer pour le "syndicalisme révolutionnaire" présenté comme une "pensée solaire" (t. III, p. 317).

Est-ce cet Albert Camus qui appelle à "une nouvelle révolte" libertaire (t. III, p. 322) que vous souhaitez faire entrer au Panthéon ? Celui qui souhaite remettre en cause la "forme de la propriété" dans Actuelles II (t. III, p. 393) ? Car ce Camus libertaire de 1952 n'est pas une exception, c'est le même Camus qui, en 1959, huit mois avant sa mort, répondant à une revue anarchiste brésilienne, Reconstruir, affirmait : "Le pouvoir rend fou celui qui le détient" (t. IV, p. 660). Voulez-vous donc honorer l'anarchiste, le libertaire, l'ami des syndicalistes révolutionnaires, le penseur politique affirmant que le pouvoir transforme en Caligula quiconque le détient ?

De même, Monsieur le Président, vous qui, depuis deux ans, avez reçu, parfois en grande pompe, des chefs d'Etat qui s'illustrent dans le meurtre, la dictature de masse, l'emprisonnement des opposants, le soutien au terrorisme international, la destruction physique de peuples minoritaires, vous qui aviez, lors de vos discours de candidat, annoncé la fin de la politique sans foi ni loi, en citant Camus d'ailleurs, comment pourrez-vous concilier votre pragmatisme insoucieux de morale avec le souci camusien de ne jamais séparer politique et morale ? En l'occurrence une morale soucieuse de principes, de vertus, de grandeur, de générosité, de fraternité, de solidarité.

Camus parlait en effet dans L'Homme révolté de la nécessité de promouvoir un "individualisme altruiste" soucieux de liberté autant que de justice. J'écris bien : "autant que". Car, pour Camus, la liberté sans la justice, c'est la sauvagerie du plus fort, le triomphe du libéralisme, la loi des bandes, des tribus et des mafias ; la justice sans la liberté, c'est le règne des camps, des barbelés et des miradors. Disons-le autrement : la liberté sans la justice, c'est l'Amérique imposant à toute la planète le capitalisme libéral sans états d'âme ; la justice sans la liberté, c'était l'URSS faisant du camp la vérité du socialisme. Camus voulait une économie libre dans une société juste. Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l'incarnation souveraine, n'est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.

Les plus humbles, pour lesquels Camus voulait que la politique fût faite, ont nom aujourd'hui ouvriers et chômeurs, sans-papiers et précaires, immigrés et réfugiés, sans-logis et stagiaires sans contrats, femmes dominées et minorités invisibles. Pour eux, il n'est guère question de liberté ou de justice... Ces filles et fils, frères et soeurs, descendants aujourd'hui des syndicalistes espagnols, des ouvriers venus d'Afrique du Nord, des miséreux de Kabylie, des travailleurs émigrés maghrébins jadis honorés, défendus et soutenus par Camus, ne sont guère à la fête sous votre règne. Vous êtes-vous demandé ce qu'aurait pensé Albert Camus de cette politique si peu altruiste et tellement individualiste ?

Comment allez-vous faire, Monsieur le Président, pour ne pas dire dans votre discours de réception au Panthéon, vous qui êtes allé à Gandrange dire aux ouvriers que leur usine serait sauvée, avant qu'elle ne ferme, que Camus écrivait le 13 décembre 1955 dans un article intitulé "La condition ouvrière" qu'il fallait faire "participer directement le travailleur à la gestion et à la réparation du revenu national" (t. III, p. 1059) ? Il faut la paresse des journalistes reprenant les deux plus célèbres biographes de Camus pour faire du philosophe un social-démocrate...

Car, si Camus a pu participer au jeu démocratique parlementaire de façon ponctuelle (Mendès France en 1955 pour donner en Algérie sa chance à l'intelligence contre les partisans du sang de l'armée continentale ou du sang du terrorisme nationaliste), c'était par défaut : Albert Camus n'a jamais joué la réforme contre la révolution, mais la réforme en attendant la révolution à laquelle, ces choses sont rarement dites, évidemment, il a toujours cru - pourvu qu'elle soit morale.

Comment comprendre, sinon, qu'il écrive dans L'Express, le 4 juin 1955, que l'idée de révolution, à laquelle il ne renonce pas en soi, retrouvera son sens quand elle aura cessé de soutenir le cynisme et l'opportunisme des totalitarismes du moment et qu'elle "réformera son matériel idéologique et abâtardi par un demi-siècle de compromissions et (que), pour finir, elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté" (t. III, p. 1020) - ce qui dans L'Homme révolté prend la forme d'une opposition entre socialisme césarien, celui de Sartre, et socialisme libertaire, le sien... Or, doit-on le souligner, la critique camusienne du socialisme césarien, Monsieur le Président, n'est pas la critique de tout le socialisme, loin s'en faut ! Ce socialisme libertaire a été passé sous silence par la droite, on la comprend, mais aussi par la gauche, déjà à cette époque toute à son aspiration à l'hégémonie d'un seul.

Dès lors, Monsieur le Président de la République, vous avez raison, Albert Camus mérite le Panthéon, même si le Panthéon est loin, très loin de Tipaza - la seule tombe qu'il aurait probablement échangée contre celle de Lourmarin... Mais si vous voulez que nous puissions croire à la sincérité de votre conversion à la grandeur de Camus, à l'efficacité de son exemplarité (n'est-ce pas la fonction républicaine du Panthéon ?), il vous faudra commencer par vous.

Donnez-nous en effet l'exemple en nous montrant que, comme le Camus qui mérite le Panthéon, vous préférez les instituteurs aux prêtres pour enseigner les valeurs ; que, comme Camus, vous ne croyez pas aux valeurs du marché faisant la loi ; que, comme Camus, vous ne méprisez ni les syndicalistes, ni le syndicalisme, ni les grèves, mais qu'au contraire vous comptez sur le syndicalisme pour incarner la vérité du politique ; que, comme Camus, vous n'entendez pas mener une politique d'ordre insoucieuse de justice et de liberté ; que, comme Camus, vous destinez l'action politique à l'amélioration des conditions de vie des plus petits, des humbles, des pauvres, des démunis, des oubliés, des sans-grade, des sans-voix ; que, comme Camus, vous inscrivez votre combat dans la logique du socialisme libertaire...

A défaut, excusez-moi, Monsieur le Président de la République, mais je ne croirai, avec cette annonce d'un Camus au Panthéon, qu'à un nouveau plan de communication de vos conseillers en image. Camus ne mérite pas ça. Montrez-nous donc que votre lecture du philosophe n'aura pas été opportuniste, autrement dit, qu'elle aura produit des effets dans votre vie, donc dans la nôtre. Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. Je vous certifie, Monsieur le Président, qu'en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l'origine d'une authentique révolution qui nous dispenserait d'en souhaiter une autre.

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments respectueux et néanmoins libertaires.

Michel Onfray est philosophe.

Par Lille à Gauche - Publié dans : Divers - Communauté : Les blogs citoyens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

 

 

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés