Luttes sociales

Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /2009 15:25

Le repos dominical est un repère collectif dans la société.
Ce jour de repos commun aux salariés permet de structurer la société socialement, économiquement et écologiquement.

Travailler le dimanche ne répondra pas à la crise financière.
Du point de vue du consommateur, le travail du dimanche n'est pas une solution, ce que l'on ne peut pas dépenser en semaine, on ne peut pas le dépenser le dimanche.

Le dimanche est un élément de cohésion sociale
permettant aux populations d'avoir des loisirs, de se cultiver, de décompresser du rythme du travail. Il est un constituant pour travailler dans de meilleures conditions.

La CGT vous invite à
signer la pétition pour exiger l'arrêt des projets de loi successifs sur le travail du dimanche.


www.cgt.fr

 

Par Paul - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 11:46

LE MONDE | 02.05.09

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/05/02/m-melenchon-la-droite-a-mis-les-bottes-les-sociaux-democrates-les-pantoufles_1188029_82344 8.html

Toujours en colère contre ses anciens amis du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon ne cesse de pester contre une gauche trop timide, munie d'un programme en demi-teinte. Le sénateur de l'Essonne, qui a créé son Parti de gauche, entend proposer une ligne de rupture avec le capitalisme, mais via les urnes. Pour lui, la crise économique que traverse le système capitaliste indique qu'"un monde est fini", celui du libéralisme. Candidat du Front de gauche aux européennes, en alliance avec le PCF, il tente d'attirer les électeurs déçus du PS. Et espère faire la différence avec un Olivier Besancenot.

Après un 1er Mai réussi, comment analysez-vous la crise sociale que connaît le pays ? Reflète-t-elle pour vous une colère globale ?

Oui. Mais il faut être lucide sur cette colère. Les gens ont peur de ne pas avoir d'avenir. Ils sont révoltés car ils trouvent que les conséquences de cette crise sont injustes. Mais annoncer tous les jours la révolution, c'est de la manipulation. Il y avait bien plus de violence dans les années 1970. Moi, je vois aujourd'hui un monde qui part en petits morceaux. Et un grand désarroi. Il y a donc une immense disponibilité envers la gauche. Elle est pourtant absente. Voila le drame.

Soutenez-vous la démarche d'Olivier Besancenot qui appelle à une marche nationale des sans-emploi ?

Cela me trouble un peu. Le politique n'a pas à surgir, comme ça, dans le mouvement social, en donnant des consignes. Les syndicats, par leur unité, ont levé le couvercle de la résignation sociale. Notre responsabilité est de lever la résignation politique. Le lien du social au politique n'est pas mécanique. Regardez la Guadeloupe. Ce qu'a fait le LKP est remarquable mais le mouvement social s'est arrêté aux portes du politique. A nous d'offrir une alternative politique plutôt que de faire des surenchères avec les syndicats.

Partagez-vous le pronostic de Dominique de Villepin, celui d'un "risque révolutionnaire" ?

Il voit ça comme un risque ; pour moi, c'est plutôt une chance. Sinon, comment le pays va-t-il sortir du trou noir ? Les gens qui perdent leur travail ont un vécu de bêtes prises au piège ; ils se demandent comment finir de payer la maison ou les études des gamins. Les chefs politiques leur parlent une langue étrangère, tellement loin de la réalité ! Ils se comportent en commentateurs et non en acteurs. La plupart d'entre eux ne sont pas mentalement préparés à cette crise. Ils ont bien vécu les vingt glorieuses du libéralisme. Ils ont du mal à admettre ce qui arrive. Ils sont dans le même état de sidération que celui dans lequel la gauche s'est trouvée après l'effondrement du mur de Berlin : une incapacité à nommer ce qui se passe, à proposer autre chose. Ils ne parviennent pas à comprendre que le monde d'hier est bel et bien fini.

Qui mettez-vous derrière ces "ils" ?

Tous les "importants". Mais d'abord Nicolas Sarkozy. La droite, il faut le reconnaître, a un vrai chef de guerre. Il a le sens des situations de lutte, pense tout en termes de combat, et projette toute son énergie sur un seul objectif : "Profiter de la crise" - ce sont ses mots - pour faire ce qu'il appelle des "réformes structurelles". Il est dans une logique de confrontation sociale. Mais il n'est pas sorti du cadre et sa vision pour la France est très datée : les années Reagan.

François Bayrou annonce qu'il est entré en résistance contre le sarkozysme. Pourrait-il un jour devenir votre allié ?

C'est un homme qui tient tête. Il exprime des valeurs utiles à notre temps. Mais son programme économique est de droite et il ne s'en cache pas. N'oublions pas les leçons de l'histoire : l'illusion centriste a été mortelle pour la gauche partout où elle a été pratiquée en Europe.

C'est un avertissement en direction de vos anciens amis socialistes ?

Ah ! mes amis socialistes. Ils sont toujours entre deux chaises : Martine Aubry est archaïquement sociale-démocrate. Elle vit dans un monde qui n'existe plus : celui du compromis social entre capital et travail dans le cadre de l'Etat nation. Le PS pense que le capitalisme a oublié le social et qu'il suffit d'en mettre un peu pour avoir une société plus juste. Combien de temps cette bulle d'illusions va-t-elle mettre pour éclater ? Quand on vit une récession d'une telle ampleur, on ne peut plus faire croire qu'un petit coup de croissance à l'ancienne suffira à panser les plaies. Je prône l'insurrection civique pour tout changer et organiser la transformation autour de trois axes : la planification écologique, la refondation républicaine et un nouveau partage des richesses.

Dans vos prises de position récentes, vous semblez plus indulgent envers Ségolène Royal...

Ce qui me plaît chez elle, c'est qu'elle cogne. Elle a une forme d'obstination contre Sarkozy qui est plutôt roborative. La gauche ne cogne pas assez, car le parti dominant, le PS, est dans la connivence. Voyez son positionnement européen : des promesses pour une Europe plus sociale incompatibles avec le traité de Lisbonne qu'il soutient comme Sarkozy. Un autre exemple : quand le PS continue à cultiver l'illusion qu'il veut mettre en place une régulation du capitalisme, de quoi parle-t-il ? De l'OMC et du FMI, deux institutions dont le cœur des politiques est le contraire de ce qu'il faut faire !

Vous trouvez la gauche en petite forme face à la droite ?

Hélas, oui. A droite, ils assument la situation, ils se battent. A gauche, le PS est tétanisé. A droite, la relève est flamboyante : Villepin le romantique, Bayrou le Quichotte. La gauche dominante est terne. La droite a mis les bottes, les sociaux-démocrates sont en pantoufles.

L'émiettement de la gauche n'est-il pas une opportunité pour Nicolas Sarkozy ?

Bien sûr que si. C'est la raison pour laquelle j'ai essayé de rassembler ce qu'on appelle l'autre gauche et proposé de bâtir un bloc politique qui assume sa diversité et qui, avec un programme anticapitaliste, essaie de construire une nouvelle majorité politique. Les communistes ont aussi cette vision. Ils ont joué le jeu, pas Besancenot. Le NPA a choisi la voie d'un parti d'avant-garde qui se construit dans la délimitation politique avec le reste de la gauche. Si on avait réussi un rassemblement large, on pouvait espérer passer devant le PS aux européennes et construire un programme de rassemblement de toute la gauche sur une ligne de rupture. Cette perspective est reportée. Mais si, malgré tout, le Front de gauche crée une dynamique et rassemble largement, comme je le vois dans le Sud-Ouest, on aura réussi. Après, mon objectif est de poursuivre ce front, un peu comme Die Linke en Allemagne.

Propos recueillis par Françoise Fressoz et Sylvia Zappi

Par Lille à Gauche - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /2009 12:14

Le  1er  Mai  2009  est  une  grande  journée  de  mobilisation,  les  organisations  syndicales et politiques appelant à des manifestations dans toutes les villes de France. Cette date est depuis plus de 120 ans un symbole pour les travailleurs du monde entier, un jour de solidarité et de revendications. Le 1er Mai trouve son origine dans un vaste mouvement de grève initié en 1886 par les syndicats américains. La grande revendication de l'époque est la mise en place de la journée de 8 heures. Pour obtenir cette avancée décisive, le congrès de l'American Federation of Labour décide de lancer une grève à partir du 1er mai 1886, date à laquelle beaucoup d'entreprises américaines commencent leur bilan comptable annuel. À Chicago, on compte 340 000 grévistes. Cependant, le patronat refuse de céder. Le 3 mai, alors que les salariés manifestent, la police tire, bilan : 3 ouvriers sont tués. Le lendemain est organisée une marche de protestation. Dans des conditions assez troubles (provocation patronale), une bombe éclate en fin de cortège, des policiers sont tués. Les anarchistes sont accusés et cinq d'entre eux sont condammnés à mort et exécutés en novembre 1886.

Trois ans plus tard, en 1889, le deuxième congrès de l'Internationale ouvrière dite IIe Internationale, qui rassemble les partis socialistes du monde entier, décide qu'il sera « organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail ». Le 1er Mai sera choisi en mémoire des combats des travailleurs américains. Cette journée va prendre de nouveau une tournure dramatique en 1891, en France, dans la ville de Fourmies. Dans cette cité ouvrière du Nord, la troupe, armée des nouveaux fusils Lebel, tire sur une foule pacifique et cause la mort de 10 salariés... Ce drame aura beaucoup d'échos et, partout en Europe, le 1er Mai s'enracine dans la tradition de lutte du mouvement ouvrier.

La journée de 8 heures est arrachée en France en 1919, le 1er Mai devient alors peu à peu l'occasion d'exprimer des revendications plus larges : salaires, conditions de travail, retraite... En 1920, le 1er Mai devient, à l'initiative de Lénine, un jour chômé en Russie. En France, Pétain et ses sbires, décident, en 1941, de rebaptiser le 1er Mai « Fête du travail et de la Concorde sociale ». Pétain tente de s'assurer le soutien de la classe ouvrière en détournant le sens de cette journée de revendication qui, pour lui, doit devenir un moment d'entente entre patrons et employés. La lutte des classes est alors niée mais, telle le phoenix, elle renait toujours de ses cendres ! C'est en 1947 que le 1er Mai est définitivement décrété férié en France. À noter que certains 1er Mai ont eu, dans notre pays, une portée particulière. En 1936, il précède de quelques jours la victoire électorale du Front populaire et a une tonalité revendicatrice forte après la réunification syndicale en une grande CGT. Plus récemment, en 2002, la jeunesse et les travailleurs ont fait du 1er Mai une démonstration de force antifasciste contre la présence de Le Pen au second tour de la présidentielle.

Cette histoire faite de larmes, de sang, d'espoir et de luttes nous appartient. Elle ne doit cependant pas être la photo jaunie d'un passé mythifié, mais un point d'appui pour faire de ce cru 2009 une journée vivante et utile dans la construction d'un rapport de force contre la droite et le MEDEF qui veulent nous faire payer LEUR crise !


Pour aller plus loin, lire DOMMANGER (Maurice), Histoire du 1er Mai, Éditions le Mot et le Reste, Paris, 2006.


Source :
http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1882

Par Lille à Gauche - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 22:49

Pour des rémunérations individuelles comprises dans une fourchette de 1 à 10 fois le SMIC

 

Réduction des écarts de rémunération !

 

Signer la pétition - Voir les signataires

 

En 1974, la rémunération moyenne des dix patrons américains les mieux payés était 47 fois plus élevés que le salaire moyen d’un ouvrier de l’industrie de l’automobile…

 

en 1999, il était égal à 2 381 fois le salaire moyen.

 

Selon le Financial Times, Les patrons des grandes banques internationales auraient touché ces trois dernières années environ 95 milliards de dollars de rémunération alors que les pertes causés par leurs erreurs sont évaluées à plus de 1 000 milliards de dollars par le FMI.

 

En France, les dirigeants des entreprises du CAC 40 gagnent en moyenne 4.4 millions d’euros par an, soit pour chacun d’entre eux, environ deux siècles de salaire médian... soit 250 fois le SMIC !

 

Ces fortunes profitent à une oligarchie de surconsommateurs instaurée en modèle par les médias et la publicité. Ce système, construit pour défendre l’illusion d’une croissance infinie et équitable, s’est édifié au détriment des plus faibles et des plus démunis, premières victimes aujourd’hui de la précarité et demain des bouleversements climatiques.

 

Ces rémunérations disproportionnées et sans lien réel avec la performance de l’entreprise sont socialement injustes, économiquement inefficaces, humainement inadmissibles et écologiquement destructrices !

 

En signant cette pétition, nous exigeons que l'ensemble des rémunérations individuelles (salaires, primes, dividendes, indemnités,...) soient comprises dans une fourchette de 1 à 10 fois le SMIC !

 

Signer la pétition - Voir les signataires

Par Lille à Gauche - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : les anti-capitalistes
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 22:46


Par Lille à Gauche - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Les blogs citoyens
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